Méduses: les précautions à prendre en cas de piqûres

Avec le soutien de
Il faut aussi se méfier des méduses mortes échouées sur les plages.

Il faut aussi se méfier des méduses mortes échouées sur les plages.

Des méduses ont été aperçues depuis quelques jours dans plusieurs lagons de l’île, dans le Nord surtout. Entre fascination et peur, le Mauricien connaît, finalement, très peu cet animal qui nous semble pourtant si familier. Qu’est-ce que la méduse ?

Un animal dangereux

Ces animaux ont, pour certains, la particularité d’être très venimeux. À Maurice, nous retrouvons surtout des méduse-boîtes (Cubozoa), communes à l’océan Pacifique et l’océan Indien. Nous avons ensuite les méduses du genre Cassiopée (Cassiopea), plus communes dans les lagons peu profonds. Ces dernières se positionnent à l’envers dans l’eau, les tentacules vers le haut.

Puis, les Physalies (Physalia utriculus) aussi connues sous le nom de Galère Portugaise (NdlR Portugese Man of War), présentes dans la région indo-pacifique. Même si elle ressemble à la méduse, la Physalie n’en est pas vraiment une. En réalité, la Galère Portugaise est une colonie d’animaux microscopique agissant comme une méduse. Elle flotte à la surface, avec une partie émergée faisant penser à un ballon bleuté.

Pour ces différentes espèces, ce sont les tentacules qui contiennent le venin. Dans certains cas, les tentacules peuvent atteindre plusieurs mètres de long. Elles contiennent des nématocystes qui lancent un dard venimeux, au contact de l’homme ou d’un autre animal. Le venin de certaines méduses peut même s’avérer mortel pour l’homme. Les piqûres de méduses moins venimeuses peuvent aussi donner suite à des complications en raison d’allergies.

Comment éviter les piqûres?

Il est presque impossible d’éviter les piqûres de méduses. Les espèces présentent dans l’eau à Maurice, comme les méduse-boîtes, sont presque invisibles à l’œil nu. Elles sont souvent transparentes, tout comme leurs tentacules. Même les plongeurs invétérés se font piquer car ils ne les voient pas arriver. Il faut aussi se méfier des méduses mortes échouées sur les plages. Elles peuvent aussi piquer, les réactions des nématocystes étant plus de l’ordre du réflexe.

Ne pas laver avec de l’eau douce ou de l’urine

En cas de piqûre, il est fréquent de ressentir une douleur intense qui peut quelquefois se prolonger sur plusieurs jours pour les plus sensibles. Une visite à l’hôpital le plus proche s’impose pour éviter les complications. Si l’on se fait piquer par une méduse échouée, il ne faut surtout pas se rincer avec de l’eau douce ou comme le veut la croyance, de l’urine. Cela pourrait infecter la plaie. Hors de l’eau, il est conseillé de passer délicatement du sable sec sur la piqûre, puis se rincer avec de l’eau de mer. Il ne faut en aucun cas frotter pour éviter que d’autres nématocystes ne s’ouvrent.

Mode de vie

Les méduses vivent le plus souvent au grès des courants. Celles qui s’échouent sur la plage sont en général prises dans des courants ou des vagues remontant vers la terre ferme. Les cyclones peuvent aussi les déplacer. Elles se reproduiraient essentiellement en été, d’où leur affluence durant les mois les plus chauds. Les habitudes, le cycle de vie et les modes de reproduction des méduses dans la région indo-pacifique sont peu connus. Les méduses sont à la fois des proies et des prédateurs. Leurs tentacules leur permettent de chasser efficacement et de se défendre mais ne sont d’aucune utilité contre certains prédateurs comme les tortues qui s’en nourrissent.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires