Patrie patrimoine: Grand-Port, glorieux passé militaire

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À l’heure des bonnes résolutions, apprenons à mieux connaître le patrimoine de Maurice. Celui classé, donc protégé par la loi. Et celui ayant le potentiel d’être classé, mais dont la valeur n’est pas encore reconnue légalement. Dans les deux cas, le patrimoine a tant à dire sur les erreurs et les espoirs du passé. De quoi bien entamer les années à venir. Voici un survol, par district, du patrimoine, classé et potentiel.

Château Riche-en-Eau

Maurice compte plusieurs châteaux, des demeures coloniales qui racontent tout un pan d’histoire. Un circuit qui passe par le château du Réduit, le château Labourdonnais à Mapou, le château de Mon-Plaisir à Pamplemousses, ou encore le château de Bel-Ombre. Le château de Riche-en-Eau est inscrit sur la liste du patrimoine national. Maison de la famille de Rochecouste, l’imposante bâtisse, qui se trouvait à Plaisance près de la piste d’atterrissage, a été démontée et remontée à son emplacement actuel vers 1890. Si à l’origine, le château était entouré de huit bassins creusés par la main de l’homme, il n’en compte aujourd’hui plus que cinq. L’intérieur du château n’est pas accessible. Les jardins à la française sont ouverts deux fois l’an : le 12 mars et le deuxième dimanche de septembre.

Île de la Passe

Un saut à l’île de la Passe, c’est un bond dans le passé. À l’époque, la rivalité entre Français et Anglais a, parmi ses objectifs, le contrôle de l’océan Indien. Il y a une passe naturelle qui donne accès au Grand-Port. L’île de la Passe est alors une clé de l’océan Indien. Après les campagnes napoléoniennes, des régiments britanniques y ont stationné après 1815 jusqu’en 1838. Des fouilles archéologiques sur place ont recensé 33 structures dont une poudrière, un magasin, des fortifications et une citerne. Des recommandations ont été faites, il y a plus de dix ans, pour que l’île de la Passe soit inscrite au patrimoine mondial.

Le lavoir

Le lavoir à Mahébourg date des années 1770. Il a probablement été construit par des esclaves. Ce lavoir en pierres taillées aurait servi à laver les uniformes des soldats français postés dans les batteries situées à l’île de la Passe, l’île aux Fouquets, Pointe-des-Régates et Pointe-Jérôme. Durant la période britannique, le lavoir a servi aux troupes qui étaient aux casernes de Mahébourg, aujourd’hui inexistantes. Ce lavoir n’est pas classé patrimoine national. Le dernier Budget a mentionné l’intention de faire de Mahébourg un village touristique.

Pointe-du-Diable

La batterie de Pointe-du-Diable date des années 1750. Située entre l’Anse du Petit-Sable et Anse-Bambous, la Pointe-du-Diable est une petite péninsule près de la Passe de Bourgogne. Le fort et ses canons doivent défendre la passe, qui est l’entrée dans la baie de Grand-Port. La pointe est l’un des témoins de la bataille de Grand-Port en août 1810.

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