Présidence: Barlen Vyapoory parti pour durer !

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Barlen Vyapoory lors de sa prestation de serment en tant que vice-président de la République.

Barlen Vyapoory lors de sa prestation de serment en tant que vice-président de la République.

Le nomination d’un nouveau président de la République ne semble pas être une prorité du gouvernement. Barlen Vyapoory devrait rester à la State House.

«Le gouvernement annoncera une décision au sujet de la nomination du président de la République de Maurice sous peu.» C’est ce qu’avait soutenu le Premier ministre Pravind Jugnauth, en juin, après une question parlementaire. Plus de neuf mois après, le choix d’un titulaire à la State House n’a toujours pas été effectué.

Barlen Vyapoory, qui assure l’intérim à la State House depuis la démission d’Ameenah Gurib-Fakim, en mars, est donc bien en poste. Et tout porte à croire que le gouvernement ne prendra aucune initiative pour le remplacer. Barlen Vyapoory, qui a présenté ses vœux à la nation pour la Noël, pourrait occuper la State House en 2019, jusqu’aux prochaines élections générales.

Selon nos sources, ce sujet n’a pas fait l’objet de discussions approfondies entre les partenaires de l’alliance Mouvement socialiste militant (MSM)-Muvman Liberater. Pravind Jugnauth ne serait pas pressé à nom- mer un nouveau président de la République. D’ailleurs, l’oiseau rare n’a pas encore été déniché. Si dans un premier temps, les noms de Sam Lauthan et Ahmad Jeewa et Shirin Aumeeruddy-Cziffra avaient été cités, le gouvernement a préféré laisser Barlen Vyapoory aux commandes.

Qu’est ce qui explique que cette nomination qui devait intervenir «sous peu» n’a pas été effectuée ? Du côté de l’Hôtel du gouvernement, l’on affirme qu’il n’y a aucune urgence à procéder à une nomination en ce sens. «Barlen Vyapoory assure pour le moment. Il n’y a pas de vagues. Nous sommes plutôt satisfaits car c’est quelqu’un qui a la tête sur les épaules», confie un ministre.

L’ancien chargé de cours qui s’est aligné sur la position du gouvernement sur de nombreux dossiers, n’a pas déçu la majorité. Mais il s’est attiré les foudres de l’opposition et de la presse également. Le mois dernier, Barlen Vyapoory a été critiqué après avoir accordé son soutien aux changements jugés liberticides apportés à la Judicial and Legal Provisions Act à l’Assemblée nationale.

«Rubber stamp»

Le chef de l’État n’avait pas été épargné non plus en avalisant, malgré le veto du leader de l’opposition Xavier-Luc Duval, la proposition du Premier ministre de nommer l’avouée Ammanah Saya Ragavoodoo sur le board de l’Electoral Boundaries Commission et celui de l’Electoral Supervisory Commission. Une nomination décriée car Ammanah Saya Ragavoodoo a représenté le Premier ministre, Pravind Jugnauth, comme avouée dans des procès. Ce qui a valu à Barlen Vyapoory le titre de «rubber stamp» du leader du Mouvement militant mauricien (MMM) Paul Bérenger.

Au niveau du gouvernement, l’on tient à faire ressortir que dans le sillage de la démission d’Ameenah Gurib Fakim, Fazila Jeewa Daureeawoo a été catapultée au front bench. Et de ce fait le gouvernement n’était pas obligé de respecter les considérations d’ordre électoral.

Par ailleurs, selon plusieurs sources, le fauteuil présidentiel ferait déjà l’objet de discussions dans le cadre des négociations d’alliances entre le MSM et le MMM.

Noël: religieux versus politique

Les messages des dirigeants chrétiens contrastent avec ceux des politiciens. Le cardinal Maurice Piat et Ian Ernest, respectivement évêque de Port-Louis et l’archevêque de Maurice, mettent tous deux l’accent sur le respect, le partage et la famille dans leurs messages de Noël. «Je pense aux familles en difficulté par exemple, à celles dont certains membres sont toxicomanes», déclare le cardinal.

Pour sa part, Ian Ernest insiste sur l’importance d’une famille soudée. «Une famille épanouie est une famille dont les membres dépendent les uns des autres.»

Le président de la République par intérim, Barlen Vyapoory, a également adressé un message à la nation le 25 décembre. Le chef de l’État a tenu un discours quasi politique. Il a listé les projets infrastructurels entrepris par le gouvernement, comme le Metro Express et l’introduction du salaire minimum. Il a aussi dénoncé les dégâts causés par la drogue et la pauvreté.

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