Ligue des champions: le Real Madrid subit une gifle inédite mais indolore

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Le milieu du Real Marcos Llorente (g) à la lutte avec le milieu islandais du CSKA Moscou Arnor Sigurdsson en Ligue des champions, le 12 décembre 2018 à Madrid.

Le milieu du Real Marcos Llorente (g) à la lutte avec le milieu islandais du CSKA Moscou Arnor Sigurdsson en Ligue des champions, le 12 décembre 2018 à Madrid.

Très rajeuni, le Real Madrid a subi la pire défaite de son histoire à domicile en Ligue des champions mercredi contre le CSKA Moscou (3-0), une gifle inédite mais indolore pour les triples tenants du titre, déjà assurés d’être qualifiés comme premiers de groupe.

C’est la première fois dans la longue histoire européenne du Real que le club s’incline au stade Santiago-Bernabeu par trois buts d’écart. C’est aussi le premier revers sur son terrain en phase de poules depuis 2009.

Il faut dire que le onze aligné mercredi était très expérimental, digne d’un match dénué d’enjeu: le Real n’a pas démérité mais s’est laissé surprendre sur des buts signés Fedor Chalov (37e), Georgi Schennikov (43e) et Arnor Sigurdsson (73e) et a réagi beaucoup trop mollement.

«Cette seconde période ne m’a pas plu. Mais je dois assumer le fait d’avoir aligné une équipe avec beaucoup de jeunes», a réagi l’entraîneur Santiago Solari. «Je sais que ce n’est pas un chemin de roses. Et d’ailleurs, toute rose a ses épines. Ce résultat ne nous plaît pas.»

Cette défaite n’a toutefois pas d’effet au classement de la poule G puisque l’équipe merengue était déjà assurée de la première place (12 pts) devant l’AS Rome (9 pts).

Le CSKA (4e, 7 pts), lui, a gagné pour rien puisque la victoire 2-1 du Viktoria Plzen (3e, 7 pts) face aux Romains permet aux Tchèques d’être reversés en Ligue Europa.

Deuxième revers pour Solari

C’est la deuxième défaite du Real en dix matches depuis la prise de fonctions de son entraîneur Santiago Solari fin octobre, mais celle-ci n’aura aucun impact sur la trajectoire madrilène... si ce n’est en terme de confiance pour les habituels remplaçants titularisés mercredi.

La pépite brésilienne Vinicius a certes montré de belles choses (18e, 23e, 51e). Mais Marco Asensio a expédié une frappe sur le haut de l’équerre de la cage adverse (23e) avant de gâcher une action collective splendide par un tir trop écrasé (32e). Et Isco, trop soliste, a été sifflé par le Bernabeu.

Faute d’avoir ouvert le score et faute de se livrer vraiment à fond, le Real a concédé trois buts évitables avant de tenter, sans conviction, de revenir.

A l’évidence, les Madrilènes avaient davantage la tête au Mondial des clubs (12-22 décembre), à l’image de Gareth Bale qui a longuement laissé ses partenaires en infériorité numérique pour faire soigner une cheville douloureuse. Et comme le Gallois, c’est tout le Real qui était aux abonnés absents mercredi.

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