Bourse de la solidarité olympique: la réactivation des aides financières enclenchées

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Jordy Vadamootoo (à dr.) est l’un des deux sélectionnés pour bénéficier de la bourse de la Solidarité olympique.

Jordy Vadamootoo (à dr.) est l’un des deux sélectionnés pour bénéficier de la bourse de la Solidarité olympique.

Bonne nouvelle pour les boxeurs mauriciens. Le processus pour «lever le gel des aides financières accordées par la Solidarité olympique au profit des athlètes» a démarré. L’instance internationale a invité les comités nationaux olympiques à contacter l’Olympic Solidarity Athletes’ Unit pour la réactivation des bourses.

C’est le site www.insidethegames.biz qui a diffusé l’information, mardi. Le site publie, également, une lettre du directeur de la Solidarité olympique, Pere Miro, aux comités nationaux olympiques. Dans cette lettre, l’instance informe les présidents et secrétaires généraux que suite à la rencontre de la commission exécutive du CIO, les 30 novembre et 1er décembre, ils peuvent désormais aider financièrement les boxeurs. Cependant, ces aides financières ne peuvent être octroyées ou versées par l’intermédiaire d’une fédération nationale de boxe. «In pratical terms this means that National Olympic Committees (NOC) are now able to assist boxing athletes through direct financial contributions either via your NOC or through the Olympic Solidarity office in Lausanne only», explique Pere Miro dans la lettre.

À Maurice, Youssouf Bayjoo dit ne pas avoir reçu de courrier officiel à cet effet. «Nous avons vu un article en ligne. Mais il n’y a encore rien d’officiel», nous a précisé le secrétaire général par intérim du Comité olympique mauricien (COM), hier, jeudi 6 décembre. Lundi, Youssouf Bayjoo et deux autres membres du COM rencontreront plusieurs membres de l’Association mauricienne de boxe (AMB). «La réunion a été fixée pour lundi à 10 heures», indique Indiren Ramsamy.

Pour le président de l’AMB, ce dénouement est capital. «Nous ne voulons pas perdre de temps car ces bourses sont primordiales pour la préparation des boxeurs», dit-il. Ils sont deux, Jordy Vadamootoo (56 kg) et John Colin (60 kg), à avoir été sélectionnés pour les bourses de la Solidarité olympique en marge des Jeux de Tokyo en 2020. Les bourses de la Solidarité olympique comprennent une subvention mensuelle d’un montant fixe pour couvrir les frais d’entraînement des athlètes et une subvention de voyage qui permet aux boursiers de participer aux compétitions de qualification olympique.

En septembre dernier, le COM a lancé le Mauritius Olympic Committee Grant Scheme. 41 potentiels médaillés aux Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI) 2019 devaient bénéficier d’un montant avoisinant Rs 3 millions. Les boxeurs avaient été exclus du projet en raison de la décision du CIO de suspendre tous les versements destinés à l’Assocation internationale de boxe (AIBA), y compris ceux en lien direct avec la boxe prévus par la Solidarité olympique. «Nous voulons que les boxeurs puissent bénéficier des mêmes avantages que les représentants des autres disciplines. Nous avons des médaillés potentiels dans les dix catégories de poids», note Indiren Ramsamy.

Du côté du COM, Youssouf Bayjoo précise que son comité est prêt «à entendre les griefs des représentants de la boxe mauricienne». En attendant un dénouement concret, Indiren Ramsamy encourage ses boxeurs à rester concentrés sur leurs objectifs. «Il faut continuer à s’entraîner. Nous faisons tous de notre mieux pour les aider à progresser», assure-t-il. Dans son communiqué, le 30 novembre, la commission exécutive du CIO a aussi précisé qu’elle «s’efforce au maximum de protéger les athlètes et de faire en sorte qu’un tournoi de boxe puisse avoir lieu aux Jeux olympiques de Tokyo 2020». La patience est, donc, de mise.

Par ailleurs, pas d’évolution dans la relation entre le CIO et l’AIBA. La commission exécutive du CIO a ouvert une enquête sur l’AIBA. Nenad Lalovic, membre du CIO, a été nommé président du comité d’enquête ad hoc. Il sera épaulé par Richard L. Carrión, membre du CIO, et Emma Terho, membre du CIO et représentante des athlètes. Les conclusions sont attendues dans six mois. En attendant, l’AIBA n’a pas le droit d’utiliser les emblèmes olympiques. L’enquête pour- rait aussi conduire au retrait définitif de la reconnaissance de l’AIBA.

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