Bookmakers M. Salva et I. Amoordapin fermés: les parieurs seront-ils remboursés en totalité?

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La bookmaker M. Salva n’était pas présente non plus le lundi 12 novembre dernier à l’heure du paiement.

La bookmaker M. Salva n’était pas présente non plus le lundi 12 novembre dernier à l’heure du paiement.

Plus de Rs 2 millions. C’est l’estimation faite à ce stade par la Gambling Regulatory Authority (GRA) au sujet des gains impayés par les bookmakers M. Salva et I. Amoordapin après la fin de la saison des courses.

Au niveau de la GRA, on estime, à ce jour, à Rs 1,3 million les créances du bookmaker M. Salva tandis que les reçus impayés de I. Amoordapin s’élèveraient à Rs 900 000. Si la GRA espère pouvoir régler tous les parieurs en totalité, il n’est pas à écarter que le remboursement se fasse sur une base pro rata.

Si l’ultime manche du Week-end international a régalé les turfistes dimanche 2 décembre, en revanche 24 heures après au Champ-de-Mars, c’était la colère, mais aussi l’inquiétude, chez plusieurs centaines de parieurs venus toucher leurs gains auprès de ces deux bookmakers.

Aussitôt l’absence des bookmakers Salva et Amoordapin à l’heure du paiement confirmée, la GRA a mis sur pied un Help Desk afin d’encadrer les parieurs gagnants. Toute personne se trouvant dans ce cas de figure est donc appelée à s’enregistrer auprès de ce comptoir, qui est ouvert de 9 h 30 à 15 h 30 du lundi au vendredi, muni de ses reçus (originaux et photocopies). Le délai prescrit pour les réclamations ne doit cependant pas excéder la validité du ticket, qui est d’une période d’un mois.

Comme chaque bookmaker a soumis une garantie bancaire de Rs 1,2m avant l’ouverture de la saison afin de pouvoir opérer, la GRA compte puiser de cette somme pour sortir de cette situation de crise. Cela suffira-t-il ?

Dans le giron, d’aucuns avancent que le ver était déjà dans le fruit quand la bookmaker Salva ne s’était pas présentée à l’heure du paiement une première fois, le 12 novembre dernier, évoquant des raisons médicales même si elle avait honoré ses engagements quelques jours plus tard.

Du côté du Mauritius Turf Club (MTC), on dit suivre la situation de près. Si l’organisateur des courses n’y peut rien si les bookmakers refusent d’honorer leurs engagements auprès des parieurs, il s’inquiète quant au litige l’opposant à une dizaine de bookmakers qui ont refusé le nouveau barème de redevance de 4,5 % du chiffre d’affaires, et dont les bookmakers Salva et Amoordapin font partie. Le MTC sera-t-il remboursé dans l’éventualité où il obtient gain de cause auprès de la Cour suprême ?

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