Dubreuil: la renaissance du «vilaz dité»

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Depuis environ une quinzaine d’années, le village de Dubreuil a été assez calme. Surtout lorsque les activités concernant la production du thé ont stoppé.

Les cueilleuses de thé sont ravies d’avoir retrouvé leur métier d’antan.

«Auparavant, il y avait une usine de thé ici et beaucoup d’habitants du village y travaillaient. Cette usine était le centre d’attraction du village», explique Mila, 61 ans, qui a passé 40 ans dans la plantation de thé. Elle refuse de donner son nom de famille.

Neanmoins, elles sont nombreuses, les familles qui ont retrouvé l’espoir depuis l’ouverture de l’usine Kuan Fu Tea, il y a plusieurs mois. Mila explique qu’après cette ouverture, plusieurs familles ont recommencé à planter du thé. «Ban misié-la inn dir nou gard nou karo bien ek okip nou later lerla pou koumans planté plis, parey kouma avan», souligne-t-elle.

Situé entre Piton du Milieu et le village de Midlands, Dubreuil est un petit village connu pour sa tranquillité. Autrefois, on le nommait «vilaz dité». La majorité des habitants travaillaient dans les champs et beaucoup étaient propriétaires. «Nou inn bien arivé ar sa», lance Mila.

À un certain moment, les activités ont cessé avec la fermeture de l’usine. Beaucoup de personnes ont alors arrêté de travailler tadis que certains ont changé de métier. Et après l’ouverture de l’usine Kuan Fu Tea, certains habitants ont repris goût à leur ancien travail.

C’est là que nous avons côtoyé Mila, Bidwantee Foolchand, âgée de 59 ans et Sumatee Balgobin, 55 ans. Ces trois femmes confient qu’elles ont passé plus de 30 ans à travailler dans des champs de thé. «Kan lizinn inn fermé, nou inn travay dan karo kan ek karo légim. Mé aster nou pé rétourn ladan ek nou kontan ki tou pé répran kouma avan», dit Bidwantee.

Comprenant environ 2 500 habitants, Dubreuil est resté comme des villages typiques d’antan. D’ailleurs, c’est l’impression que l’on a, surtout lorsque nous sommes dans le centre du village. L’arrêt d’autobus dans le centre ressemble toujours à une ancienne gare. «Vilaz-la pan tro sanzé. Mé selman nou inn gagn boukou fasilté kouma laplenn, sant pou fer aktivité ek ban lézot kitsoz», ajoute un sexagénaire.

Il confie que malgré ces «petits progrès», il aurait souhaité voir son village progresser davantage. D’autant que le village fait face à un manque d’infrastructures. Et celles existantes sont dans un mauvais état. «Aster nou inn gagn ban abitan ki fonksionerr ek ban zanfan ki al liniversité. Kitfwa aster nou pou trouv inpé progré pliss sirtou ki éna pou gagn travay avek lizinn.»

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