Six bateaux bloqués dans nos eaux: pertes de Rs 18 M pour les promoteurs locaux et chinois

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Si les navires ne peuvent opérer dans la zone maritime mauricienne, la compagnie propriétaire doit quand même débourser pour le salaire des membres d’équipage, entre autres.

Si les navires ne peuvent opérer dans la zone maritime mauricienne, la compagnie propriétaire doit quand même débourser pour le salaire des membres d’équipage, entre autres.

Six senneurs restent inactifs dans notre région. Or, les promoteurs chinois et mauriciens de LHF Marine Development Ltd avaient demandé et obtenu l’accord des autorités locales pour construire ces bateaux.

Ils sont arrivés dans les eaux mauriciennes le 8 octobre. Mais à ce jour, les six bateaux de pêche qui sillonnent la côte ouest et nord-ouest de Maurice n’ont toujours pas été régularisés. Ce qui a coûté, jusqu’à hier, environ Rs 18 millions – soit près de 2 000 dollars quotidiennement par navire aux promoteurs chinois et mauriciens de la branche locale de LHF Marine Development Ltd.

Les membres d’équipage ont l’interdiction d’entreprendre une quelconque activité dans notre zone maritime en attendant d’avoir le feu vert des autorités. Cependant, la compagnie doit payer les équipages ainsi que le carburant.

Selon une source proche du dossier, l’attente se fait longue. «Vu que la pêche lui est interdite, la société n’a aucun retour sur investissement. La perte devient considérable de jour en jour. Plusieurs correspondances ont été envoyées aux autorités concernées mais jusqu’à présent, il n’y a aucun retour.»

Port de pêche

C’est en 2013 que la branche locale de la compagnie chinoise LHF Marine Development Ltd a fait la requête formelle de construire six bateaux de pêche, en Chine. Une demande agréée puisqu’elle s’inscrivait dans le cadre du projet d’envergure de port de pêche à Bain-des-Dames. Dès août 2014, les procédures administratives ont été complétées au niveau de Maurice pour démarrer la construction de ces navires pour la pêche à la senne.

LHF Marine Development a investi dans ce projet et à l’achèvement des travaux de construction, les six bateaux ont accosté en rade de Port-Louis. Sauf que, depuis, la société bute sur d’autres formalités administratives auxquelles elle ne s’attendait pas. Car les autorités semblent avoir changé d’idée. «On a fait comprendre aux promoteurs que c’est le bureau du Premier ministre qui se charge désormais du dossier.»

Selon nos recoupements, l’octroi des permis d’opération à ces bateaux ne leur est pas garanti. D’autant que le projet de port de pêche ne semble plus d’actualité. «Les senneurs seront renvoyés en Chine si les négociations n’aboutissent pas en leur faveur», laisse-t-on entendre du côté des autorités.

Transférés à grand-baie 

Pendant plus d’un mois, les senneurs se trouvaient au large d’Albion. Les six bateaux ont toutefois parcouru quelques milles nautiques depuis hier, pour s’arrêter au large de Grand-Baie. Selon nos recoupements, les conditions météorologiques ont poussé leurs capitaines à changer de place. Mais ils sont toujours sous le coup d’une interdiction de pêche et restent en communication constante avec la garde-côte nationale. Chaque bateau fait 43 mètres de long et 8 mètres de large.

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