Mobilisation des gilets jaunes: la colère gronde à l’île de La Réunion

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Après plus de deux jours de blocage, la tension est toujours palpable à l’île de La Réunion.

Après plus de deux jours de blocage, la tension est toujours palpable à l’île de La Réunion.

Des barrages de  pneu en feu, la Société Réunionnaise de Produits Pétroliers (SRPP) bloquée au port, les stations essence prises d’assaut, interpellations… La pression est maintenue à l’île sœur. Après deux jours de blocage, la tension est toujours palpable et le mouvement des gilets jaunes, entamé depuis le 17 novembre, ne faiblit pas. La préfecture a même dû demander des renforts face à la situation devenue incontrôlable.

La raison de cette colère ? Selon les journaux en ligne de l’île sœur, si auparavant les habitants pointaient du doigt la hausse constante des taxes sur les carburants, au fur et à mesure d’autres revendications sont venues s’ajouter à ce mouvement. En effet, à La Réunion, le prix des carburants ne cesse de prendre l’ascenseur depuis le début de l’année. Hausse qui s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique souhaitée par le président français, Emmanuel Macron. «Il se penche uniquement sur la finance et il oublie les pauvres. Nos revenus ne nous permettent plus d’assumer le quotidien», disent les manifestants.

En ce qui concerne le blocage de l’entrée de la SRPP, dans la ville du Port, un membre du Collectif 974 indique que «c’était le seul moyen pour nous de nous faire entendre. Bloquer ce poumon économique de l’île». Une manifestante ajoute que «c’est le seul point stratégique qui fait réagir tout le monde lorsqu’il est bloqué».

Sur la chaîne Public Sénat, Annick Girardin, ministre des Outre-mer, a fait le point ce lundi 19 novembre sur le mouvement des gilets jaunes. Cette dernière a appelé au calme. «La nuit dernière, il y a eu de fortes violences. Des incendies volontaires ont eu lieu. Je voudrais que chacun prenne conscience de ses responsabilités. Il faut appeler au calme. Autour des manifestants, il y a aussi un certain nombre de jeunes et de moins jeunes qui en profitent pour de la casse, pour récupérer le mouvement», a-t-elle déclaré.

De son côté, le député de La Réunion, Jean-Huges Ratenon, a lui appelé à «poursuivre le mouvement (…) autant de jours qu’il faudra pour le gouvernement prenne un certain nombre de mesures en faveur de la population».

Suivant le mouvement des gilets jaunes, la vie économique et culturelle a été fortement perturbée à l’île sœur. De nombreux magasins sont restés fermés et des évènements ont été annulés.

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