Sri Lanka: le président convoque une réunion pour mettre fin à la lutte de pouvoir

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Le président srilankais Maithripala Sirisena à Colombo le 5 novembre 2018.

Le président srilankais Maithripala Sirisena à Colombo le 5 novembre 2018.

Le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a convoqué une réunion dimanche des chefs de partis pour tenter de mettre fin à la crise constitutionnelle provoquée par son limogeage du Premier ministre.

Le 26 octobre, le chef de l’Etat avait démis de ses fonctions dans des conditions jugées litigieuses le chef du gouvernement Ranil Wickremesinghe pour le remplacer par l’ex-homme fort de l’île (2005-2015) Mahinda Rajapakse.

M. Wickremesinghe qualifie son renvoi d’anticonstitutionnel et s’accroche au pouvoir dans ce pays de 21 millions d’habitants en majorité bouddhistes, comme il refuse d’abandonner sa résidence officielle.

M. Rajapakse a quant a lui essuyé deux motions de censure au Parlement.

«Le président Sirisena présidera une réunion des représentants des partis politiques au Parlement aujourd’hui», ont annoncé ses services dans un communiqué.

«Le président a convoqué cette rencontre afin de mettre fin aux troubles politiques et à la situation de conflit actuels afin que le Parlement retrouve un fonctionnement normal», indique le communiqué.

La chambre a été le théâtre de scènes chaotiques qui ont vu les partisans de l’ancien homme fort casser les meubles, lancer du piment en poudre et divers projectiles sur les députés du camp adverse.

Après le second vote contre M. Rajapakse vendredi, M. Wickremesinghe a demandé à ce que son gouvernement soit rétabli dans ces fonctions, ce à quoi le président n’a pour l’heure pas réagi.

M. Wickremesinghe a déclaré que son pays avait besoin de «stabilité» et s’est dit prêt à travailler avec le président, malgré le conflit de personnalité qui les oppose.

Après avoir limogé son Premier ministre, le président avait dissous le Parlement le 9 novembre mais cette décision avait été invalidée par la Cours suprême.

Jeudi, le président du Parlement Karu Jayasuriya a annoncé qu’il ne reconnaissait aucun des deux hommes comme Premier ministre, ajoutant que le Sri Lanka n’avait plus de gouvernement.

La crise paralyse le pays et les inquiétudes montent sur la santé de l’économie et la capacité du Sri Lanka à rembourser sa gigantesque dette extérieure. Le secteur touristique est très touché.

Les deux camps ont prévenu que le vide du pouvoir pouvait déboucher sur des troubles.

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