Langue créole au Parlement: «Des conservateurs hystériques débitent des insanités»

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Ivan Collendavello s’est exprimé contre l’introduction du créole au Parlement… au Frestival Internasional Kreol, vendredi 16 novembre.

Ivan Collendavello s’est exprimé contre l’introduction du créole au Parlement… au Frestival Internasional Kreol, vendredi 16 novembre.

Déclaration enflammée. Vendredi soir, 16 novembre, à l’ouverture de la 13e édition du Festival Internasional Kreol, Ivan Collendavelloo, Premier ministre adjoint, a affirmé : «Li danzéré ki nou nek vini nou nek poz kestion kan langaz kréol pou rant dan Parlman. Sa ou pé zwé ar difé.»

Ce qui fait dire à Dev Virahsawmy, linguiste, auteur, traducteur et défenseur de la langue : «Il y a les conservateurs hystériques, grands défenseurs de la francophonie, qui à chaque fois qu’ils entendent parler de la nécessité d’introduire la langue nationale au Parlement, débitent des insanités. Le Premier ministre adjoint en fait partie.»

Si Dev Virahsawmy concède que l’entrée du créole au Parlement demande beaucoup de travail, il affirme que ces préparatifs ont déjà été faits par une petite équipe de «vrais patriotes». Il s’agit maintenant de les mettre en pratique.

Dev Virahsawmy ne s’arrête pas à la diffusion en direct des débats parlementaires à la télévision, ce que «très peu de Mauriciens comprennent». Avant de plaider pour que «l’utilisation du morisien se fasse dans le cadre d’un approfondissement de la démocratie».

Pour sa part, Alain Ah Vee de Lalit estime que les propos d’Ivan Collendavelloo confirment le «manque de volonté politique du gouvernement d’aller de l’avant avec l’utilisation de la langue créole dans les institutions». Selon Alain Ah Vee, il faudrait surtout que les autorités fixent une date pour l’introduction du créole au Parlement. «C’est absurde de dire que ce n’est pas encore le moment.»

Il rappelle que Ledikasyon Pu Travayer a récemment traduit les Standing Orders en créole. «C’est inacceptable de dire que l’utilisation du créole au Parlement va poser problème. Au contraire, c’est la langue qui nous unit.»

Avant de rappeler qu’en 1977, sir Anerood Jugnauth, alors dans l’opposition, avait présenté une motion privée pour l’introduction de la langue créole au Parlement.

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