Bananes: là où le nom ne rime pas avec la réalité

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Ce petit village du Sud est également connu pour sa quiétude.

Ce petit village du Sud est également connu pour sa quiétude.

À l’inverse de son nom, le village de Bananes n’est pas ce fameux village qui compte que des bananiers. Il faut parcourir plusieurs mètres le long d’une route déserte, bordée de champs de canne, avant d’apercevoir les premières habitations de Bananes, annoncées depuis longtemps déjà. Même dans les cours c’est très rare de trouver des bananiers. Pourquoi un tel nom alors ?

«Certains pensent que c’est dû aux ravenalas. Pour ceux qui ne s’y connaissent pas, au premier coup d’oeil, à s’y méprendre ces plantes ressemblent à des bananiers», explique un habitant de ce quartier.

En effet, dans ce village situé au pied de la montagne La Grave, les nombreux plants de ravenala qui recouvrent les pentes peuvent laisser cette impression. Toutefois, Indira Upadhya explique que Bananes n’a pas toujours été le nom que porte son village. Âgée de 70 ans, elle est venue y vivre à 18 ans, lorsqu’elle s’est mariée.

Ce petit village du Sud est également connu pour sa quiétude.

«Cet endroit portait auparavant le nom de Fressanges», nous dit la septuagénaire qui a quitté la capitale pour venir s’installer dans ce petit coin du Sud. «À l’époque, il n’y avait pas de téléphone, ni Facebook. Ma famille et moi correspondions par voie postale et c’était l’adresse que je donnais pour ma localité.» Néanmoins, Indira Upadhya ne peut expliquer comment le village a fini par adopter son nom de fruit.

Qu’importe son appelation, s’il y a une chose qui n’a pas changé dans la localité, c’est le fait qu’il fait bon y vivre. «On est proche de la nature. Autrefois, les gens élevaient des animaux, travaillaient dans les champs de thé ou à l’établissement sucrier», raconte une autre villageoise.

Maintenant, c’est la culture de fleurs et de légumes hydroponiques qui prend le dessus sur la canne. La vieille dame, qui a vu l’évolution de ce hameau isolé, où l’autobus ne passait que deux fois par jour, à 8 heures le matin et à 17 heures l’après-midi, soutient que les gens entretiennent toujours de bonnes relations.

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