Soupçons de meurtre à Vacoas: le lien entre les Hurkoo et le suspect intrigue

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Des policiers ont fait un constat des lieux à Vacoas hier, dimanche 11 novembre, après la mort de Parsan Hurkoo, 41 ans (en médaillon).

Des policiers ont examiné les lieux à Vacoas hier, dimanche 11 novembre, après la mort de Parsan Hurkoo, 41 ans (en médaillon).

Parsan Hurkoo a eu beau lutter pour sa vie pendant une semaine, ses blessures ont eu raison de lui. Ce Vacoassien de la rue Grassy, appelée aussi  rue Emmanuel-Anquetil, est décédé hier matin, dimanche 11 novembre, à l’unité des soins intensifs de l’hôpital Victoria. L’homme de 41 ans y avait été admis, le dimanche 4 novembre, après avoir reçu un coup de gourdin à la tête chez lui. Sa mère, Devny Hurkoo, aussi connue comme Rani, a porté plainte hier et la police a arrêté un dénommé Vanessen Sabapati. Les connexions de ce suspect avec la mère et le fils Hurkoo étonnent sa propre famille.

Vanessen Sabapati, qui n’habite pas trop loin de la victime, à savoir à la rue Granum, à Vacoas, était un patient de l’hôpital psychiatrique Brown-Séquard. Un voisin des Hurkoo allègue que la boutiquière Devny Hurkoo «a signé l’autorisation de sortie de Vanessen Sabapati de l’hôpital Brown-Séquard il y a quelques mois pour qu’il vienne habiter chez elle».

Violent

De son côté, Shivendra Sabapati, le frère du suspect, n’arrive pas à comprendre comment son frère est sorti de l’hôpital de Beau-Bassin. «En janvier, ma mère et moi nous l’avons fait interner car nous savons qu’il n’est pas sain d’esprit et qu’il peut être violent.» Il avance qu’il a été surpris d’apprendre qu’une dénommée Rani Hurkoo avait signé pour que son frère sorte de l’hôpital.

«Mais de quel droit elle l’a fait ? J’ai compris qu’elle se serait même fait passer pour sa tante», s’insurge-t-il. Face à ce problème, Shivendra Sabapati a fait une déposition à la police de Vacoas hier pour déclarer que les faits et gestes de son frère âgé d’une quarantaine d’années tomberont sous la responsabilité de sa nouvelle tutelle.

Le principal concerné se trouve, lui, sous surveillance policière à l’hôpital Jeetoo. Il se fait soigner d’une blessure à la tête à la suite de son altercation avec Parsan et Devny Hurkoo. Il s'était auparavant rendu à l’hôpital Victoria pour une scanographie. Il n’a pas encore donné sa déposition.

Ce qui s’est passé le jour du drame

La nouvelle de la mort de Parsan Hurkoo s’est répandue comme une traînée de poudre à la rue Grassy hier. La police est arrivée à Hurkoo Shop à 13 heures en compagnie de Devny Hurkoo, âgée de 63 ans. Les cordons jaunes de la police ont vite été placés et les enquêteurs de la Criminal Investigation Division de Vacoas et les Scene of Crime Officers ont fait un constat des lieux afin de comprendre comment l’agression avait eu lieu dans la soirée du 4 novembre

Devny Hurkoo a montré comment l’agresseur de son fils s’en est pris à elle en premier car elle lui avait refusé de la nourriture. Du moins, c’est ce qu’elle avance aux enquêteurs dans sa déposition faite au poste de police de Vacoas. Son fils serait venu à sa rescousse mais ayant reçu un coup de gourdin à la tête, il a perdu connaissance. Entre-temps, le suspect a pris la fuite. Devny Hurkoo et son fils ont été transportés à l’hôpital Victoria. L’autopsie, pratiquée par le Dr Prem Chamane et le Dr Maxwell Monvoisin, a attribué le décès du quadragénaire à une fracture du crâne.

Selon des voisins des Hurkoo, « une questionargent est à l’origine de l’agression». Ils avancent que le jour de l’incident, Devny Hurkoo s’est disputée avec Vanessen Sabapati. «Quand son fils a entendu l’échange verbal entre les deux, il est intervenu avec un bâton avec lequel il  a frappé Vanessen Sabapati. Il l’aurait même blessé à la tête.» Mais ce que les habitants ne comprennent pas, c’est pourquoi Devny Hurkoo a attendu une semaine avant de donner sa déposition.

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