Subiraj Gujadhur: «L’histoire retiendra le nom de Hard Day’s Night. Point barre !»

Avec le soutien de
Subiraj Gujadhur ramène la Coupe d’Or à son père Rameshwar avec Hard Day’s Night.

Subiraj Gujadhur ramène la Coupe d’Or à son père Rameshwar avec Hard Day’s Night.

Il est fan de Liverpool et il sait bien que «at the end of a storm, there’s a golden sky». Après un mois d’octobre à mettre aux oubliettes, avec notamment des performances décevantes, ajoutées au cas positif d’Ouzo et au renvoi du jockey sud-africain Van der Merwe, Subiraj Gujadhur ramène la Coupe d’Or à son père Rameshwar avec Hard Day’s Night. Il nous en dit plus dans un entretien à bâtons rompus.

D’habitude stoïque, c’est la première fois qu’on vous voit aussi ému au micro de Jean-Philippe Lagane. Pourquoi cette victoire est-elle si spéciale?
Toutes les classiques sont spéciaux, mais celui-ci l’est encore plus vu que les principaux propriétaires de Hard Day’s Night sont les membres de la famille Gujadhur. Je voudrais remercier mon oncle Chandra. Sans lui, l’achat de ce cheval n’aurait pas été possible. 

Ce Hard Day’s Night est juste exceptionnel. Tout ce qui lui manquait sur son CV était une victoire classique. C’était une délivrance après un mois d’octobre à oublier pour nous tous à l’écurie. Je souhaite aussi remercier tous ceux qui nous ont soutenus dans les moments difficiles. Merci au Dr Henry et aux palefreniers pour leur précieux coup de main.

Vous vous êtes séparé de Juan Paul van der Merwe une semaine avant la Coupe d’Or. C’était justement pour pouvoir faire appel à Nunes. C’était bien calculé tout ça!
Nous voulions le meilleur jockey pour Hard Day’s Night, un jockey au top de sa forme. Nunes l’est, contrairement à Van der Merwe, qui était sevré de victoires durant cinq semaines. Il était sous pression et la sérénité le fuyait. Comme Hard Day’s Night était prêt pour une victoire classique, nous voulions mettre tous les atouts de son côté. N’en déplaise aux autres ! J’en profite pour remercier Amar Sewdyal qui n’a eu aucune objection à ce que Nunes soit associé à notre cheval.

«Je ne comprends pas comment les gens peuvent questionner la classe de notre cheval. Ne doit-il pas avoir de la classe pour être consistant au niveau de ses prestations dans des courses de groupe ? Come on!» 

Qu’est-ce qui vous faisait penser que Hard Day’s Night était prêt pour une victoire classique?
S’il y a bien un cheval qui méritait cette victoire dans ce lot, c’est bien lui. Il a terminé hors des accessits deux fois seulement. En 2017, dans la Duchesse, quand il avait raté son départ et dans la Coupe d’Or avec une monte moyenne de Sooful. 

Cette année, nous avions toujours la Coupe d’Or en point de mire. On lui avait donné un break après le Barbé pour le «freshen up». Par la suite, il est allé courir la Princess Margaret Cup sur 1400m avant de participer à la Colonel Draper Cup sur 1500m. Sa préparation pour la Coupe d’Or était idéale.

Bon nombre d’observateurs sont d’avis que le résultat de la course aurait pu être tout autre si Table Bay avait eu un meilleur parcours. Qu’en pensez-vous?
Je ne partage pas cet avis. Hard Day’s Night a été souvent malheureux ou mal monté lui aussi. Je ne comprends pas comment les gens peuvent questionner la classe de notre cheval. Ne doit-il pas avoir de la classe pour être consistant au niveau de ses prestations dans des courses de groupe ? Come on! 

C’était la même chose dans la Princess Margaret Cup. Tout le monde trouvait toutes sortes d’excuses pour justifier la défaite de Table Bay, mais personne ne disait que Hard Day’s Night revenait, lui, après neuf semaines. 

On pourrait refaire le monde avec des «si» et des «peut-être». Mais ce n’est pas le cas. Hard Day’s Night a enlevé la Coupe d’Or 2018. L’histoire retiendra son nom. Point barre !

«On pourrait refaire le monde avec des ‘si’ et des ‘peut-être’. Mais ce n’est pas le cas.»

Après Fausto Durso sur Polar Bound en 2014, voilà qu’un autre Brésilien offre à votre écurie une victoire classique. Chercherez-vous à trouver la perle rare au Brésil l’an prochain?
Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour Fausto. Il était un très bon gars. On a connu de bons moments avec lui. J’ai aussi une pensée pour deux êtres qui ne sont plus des nôtres, Eric Betsey et Sanjay Naidoo, qui aimaient bien notre écurie. Pour ce qui est de l’oiseau rare, on n’a pas encore vraiment étudié la question. Rien n’est confirmé. Reste que Jameer Allyhosain est un jeune qui fait très bien cette année. Il aura le «first call» sur nos chevaux pour le reste de la saison.

Cinq cas de dopage ont été décelés cette saison. Votre écurie n’a pas été épargnée avec le récent cas d’Ouzo… 
J’avais eu vent de cette nouvelle samedi matin. Je voulais juste quitter le Champ-de-Mars et rentrer chez moi. C’est décourageant. Nous traversions une très mauvaise passe et nous pensions pouvoir compter sur Ouzo pour nous en sortir. L’irresponsabilité de certaines personnes fait mal à toute une industrie où des gens peuvent se laisser influencer facilement. Concernant le cas Ouzo lui-même, je ne peux en dire plus vu qu’une enquête est en cours.

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires