Air Mauritius: «Nous sommes prêts à entamer une grève…» prévient Jack Bizlall

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Jack Bizlall était face à la presse ce jeudi 8 novembre au centre social Marie Reine de la Paix, à Port-Louis.

Jack Bizlall était face à la presse ce jeudi 8 novembre au centre social Marie Reine de la Paix, à Port-Louis.

La situation au sein d’Air Mauritius n’en finit pas de faire des vagues. Lors d’une conférence de presse, ce jeudi 8 novembre, Jack Bizlall qui était aux côtés des membres de l’intersyndicale d’Air Mauritius, qui regroupe l’Air Mauritius Staff Association (AMSA), la Private Transport Employees Union (PTEU) et l’Union of Employees of Air Mauritius Limited (UEAML), a donné un mot d’ordre. «Si les négociations n’aboutissent pas, une grève sera entamée…» Le syndicaliste a également annoncé qu’il compte se battre pour que les employés d’Airmate Ltd, obtiennent les mêmes faveurs que celles d’Air Mauritius.

De son côté, le négociateur Ivor Tan Yan est revenu sur l’augmentation salariale accordée aux employés. «La direction d’Air Mauritius est tombée d’accord sur 10 % car ils ont pris en considération la situation financière de la compagnie.» Toutefois, il déplore que le comité technique ne fonctionne pas correctement. «Ceux qui occupent des postes à responsabilité au sein de cette compagnie n’arrivent pas à faire marcher le comité», a-t-il poursuivi. Du coup les employés se posent des questions sur l’éventualité d’obtenir leurs arriérages. «La enn négosiasion fek fini, mé an avril 2019, lot négosiasion pou salerr pou répran.»

Dans la foulée, Ivor Tan Yan a avancé qu’une grève est également envisagée si les employées n’obtiennent pas leur «backpay». «Nou paré pou fer enn lagrev. Mem konsernan CEB nou pé anvisaz sa.» D’ajouter que ces deux compagnies sont gérées par le gouvernement. «L’État doit prendre en considération la situation des employés. Ce sont des nominés politiques qui n’assument pas leurs responsabilités. Et ils font en sorte que les syndicats optent pour les armes qui sont à leur portée. En l’occurrence : mobiliser les travailleurs pour qu’ils entament une grève.» Le syndicat patientera jusqu’à fin novembre avant de décider de la marche à suivre.

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