Divali: les sucreries en chiffres

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Malgré un début de ventes lent, «Bombay Sweets» a vu, ces derniers jours, un attroupement devant sa vitrine, à Port-Louis.

Malgré un début de ventes lent, «Bombay Sweets» a vu, ces derniers jours, un attroupement devant sa vitrine, à Port-Louis.

A l’approche de Divali, ceux qui ne préparent pas de gâteaux à domicile, en commandent. Combien coûtent ces sucreries et quelle est la tendance cette année ? Des responsables de boutiques en parlent.

Barfi, ladoo, gato ti pomme… les gâteaux de Divali sont actuellement en vedette. À les voir ainsi disposés, en amoncellement de formes et de couleurs dans les vitrines des boutiques spécialisées, ils sont un appel à la gourmandise. Célébration du bien sûr le mal, la fête de Divali s’accompagne invariablement d’un partage de gâteaux. Et les responsables des boutiques de ces sucreries sont unanimes, les clients viennent de toutes les communautés de l’île.

Chez Ashoka Sweets à Curepipe, on nous assure que les commandes ont «considérablement augmenté. Elles augmentent chaque année. Nous avons des clients fidèles, qui reviennent tous les ans mais nous avons aussi de nouveaux clients. Ce sont surtout des entre- prises, qui se tournent vers nous pour les commandes de gâteaux pour leur personnel ou leurs clients», explique Anjali Ramgutty.

Pour satisfaire ses clients, cette boutique réputée de Curepipe fait venir des chefs de la Grande péninsule. «Tous nos gâteaux sont conçus à Floréal et pour la période de Divali, tous nos chefs mettent la main à la pâte pour que nous puissions honorer les commandes», fait ressortir Anjali Ramgutty. Outre les chefs, la boutique doit également employer des bras supplémentaires pour les emballages. «Les emballages prennent du temps. Cette année, nous avons dû recruter une quarantaine de personnes supplémentaires à temps partiel pour ce travail.»

Cette année, Ashoka Sweets propose à ses clients plus d’une trentaine de variétés de gâteaux. Selon Anjali Ramgutty, dépendant de ses moyens, une personne peut dépenser environ Rs 1 000 en gâteaux. «Pour les entreprises, le chiffre peut grimper jusqu’à Rs 100 000», souligne-t-elle. Chez Ashoka Sweets, il faut compter en moyenne entre Rs 70-Rs 75 pour la boîte de cinq à six gâteaux.

Si chez Ashoka Sweets, le vent des affaires souffle dans la bonne direction, il n’en va pas de même des autres commerces. «Cette année, nous avons dû prolonger la période de commandes car les demandes n’affluaient pas», explique, pour sa part Bhooshan Ramessur de Bombay Sweets à Port-Louis. Depuis 1969, Bombay Sweets propose une multitude de sucreries à ses clients. «La vente des gâteaux n’est plus ce qu’elle était. Nous avons beaucoup de dépenses. Nous devons employer des bras supplémentaires pour la période de Divali et nous ne sommes pas sûrs de rentrer dans nos frais. Nous travaillons avec des produits périssables. Il nous est déjà arrivé de devoir nous débarrasser de gâteaux dont la date de péremption était dépassée», fait ressortir le responsable de magasin. C’est avec soulagement qu’il voit depuis samedi dernier les clients faire la queue devant sa boutique. «Nous ne prenons plus de commandes, mais les gâteaux sont disponibles en magasin», explique-t-il. Il faut compter en moyenne Rs 6,50 pour un gâteau. Le prix peut aller jusqu’à Rs 22 l’unité.

Outre les gâteaux, ce sont les emballages qui intéressent de plus en plus les clients, souligne Bhooshan Ramessur. «Divali est une fête de partage et les gens veulent offrir leurs gâteaux dans de jolis emballages. C’est pourquoi outre les emballages locaux, disponibles à partir de Rs 6,50 la pièce, nous proposons également des emballages en carton ou en tissus importés de l’Inde ou de la Chine», explique notre interlocuteur. Pour ces boîtes importées, il faut compter entre Rs 15 et Rs 200 l’unité, dépendant de leur format et de leur design.

La difficulté de la vente de gâteaux se fait également sentir chez Atchia Friandise à Port-Louis. «Les gens ne viennent plus aussi nombreux que les années précédentes. Autrefois, nous recevions des commandes bien en avance. Ce n’est plus le cas. Il y a trop de concurrence. Les grandes surfaces aussi proposent aujourd’hui des gâteaux de Divali et plusieurs personnes ont conservé la tradition de les préparer à la maison. Elles font leur promotion sur la toile et c’est ce qui attire les clients», explique la responsable d’Atchia Friandise.

Cette boutique, qui propose également des gâteaux importés de Dubaï était autrefois la seule dans ce domaine. «Ce n’est plus le cas. Il y a d’autres boutiques qui proposent des gâteaux importés de nos jours», explique la responsable. Chez Atchia Friandise, il faut compter entre Rs 10 et Rs 25 un gâteau conçu localement et entre Rs 25 et Rs 35 un gâteau importé. Afin de satisfaire le plus de clients possible, les magasins seront ou- verts le jour de Divali.

Les gâteaux aux fruits et aux noix ont la côte !

Si les gâteaux traditionnels à l’instar du ladoo ou encore du gulab jamun sont toujours les incontournables de Divali, les magasins disent unanimement que les jeunes ont une préférence pour les gâteaux aux fruits ou aux noix. Ainsi, on retrouve parmi les nouveautés de cette année, des gâteaux conçus à base de figues, de dattes, de noix de cajou ou encore de pistaches. Quel que soit votre préférence, l’important c’est de se faire plaisir et de faire plaisir aux autres.

Les bons plans

Et les sorties alors !

Divali, c’est aussi l’occasion de se retrouver entre amis ou en famille pour des moments de joie et de partage. Voici quelques adresses de choix où célébrer ensemble ce moment festif.

Buffet coloré au Holiday Inn

Demain, Holiday Inn Mauritius, situé à MonTrésor, vous propose de vous retrouver autour d’un somptueux diner. Sous la forme d’un buffet comprenant, entrées, plats de résistance, un coin pour les pâtes, du live cooking, sans oublier les desserts, vous aurez l’embarras du choix et vous pourrez vous servir à volonté. Ce buffet est disponible pour Rs 800, bois- sons non incluses. Il convient de réserver auprès de l’établissement hôtelier avant de se déplacer.

Divali night à la Dolce Vita

Les clubbers ne sont pas en reste. Le public est invité, ce soir à partir de 20 heures, à une grande Divali Night à La Dolce Vita, établissement situé au Domaine Les Pailles. Plusieurs deejays seront aux platines. Vous pourrez ainsi vous déhancher sur les mixtes de Dj Emran, Dj Ejilen Faya, Dj Angel, Dj Ruben et Dj LP, entre autres. De la musique, il y en aura pour tous les goûts, jusqu’aux petites heures du matin. Des surprises vous attendent également lors de cette soirée.

Indian Summer : plats traditionnels à l’honneur

Des plats traditionnels indiens vous tentent ? Le restaurant Indian Summer vous propose de déguster, autant que vous le souhaitez, ses menus. Demain, pour le dîner, ce restaurant, situé à Ebène, propose un buffet. Au menu : différents tandooris, du paneer, du malwani murgh hara masala, conçu à base de poulet, ou encore pour les végétariens, du Dal maharani ou des plats traditionnels concoctés à base de pomme de terre.

Une journée pieds dans l’eau

Le brunch est une pratique de plus en plus à la mode. Si vous en êtes friands, sachez que le R Beach Club, situé à Mont Choisy, vous propose demain une journée autour du thème Bombay & Beach. La journée débutera à 10 heures et prendra fin à 18 heures. Pour l’occasion, vous aurez droit à un brunch spécial, composé de saveurs indiennes, au son du répertoire du groupe Space Fusion Band. La journée est à Rs 990. Réservation obligatoire.

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