Jordan Ramasamy: «On cherche à organiser des ateliers à la fois plus éducatifs et interactifs»

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Jordan Ramasamy, travailleur social au Kollectif Rivier Nwar.

Jordan Ramasamy, travailleur social au Kollectif Rivier Nwar.

Le Kolectif Rivier Nwar (KRN) a toujours mis l’accent sur les jeunes et les enfants, ce qui comprend des ateliers et de l’accompagnement aux enfants en période scolaire. Avec le début des vacances, pour certains des enfants de la cité de Grande-Rivière-Noire, l’association veut continuer à les garder dans leurs ateliers actifs sans qu’ils soient forcément dans un cadre exclusivement scolaire.

Avec les vacances qui approchent, pour tous les élèves de la région, que prévoit le KRN, surtout pour les plus jeunes du village ?
Nous avons plusieurs enfants dans nos différents ateliers, tout le long de l’année, pour des activités extrascolaires, qui comprennent des ateliers de musique et du soutien pour les élèves en difficulté. Mais avec les vacances, on cherche à sortir du cadre traditionnel. Il ne s’agit pas de s’asseoir dans une classe, ce sont les vacances.

On cherche à faire des ateliers plus interactifs et éducatifs en même temps. En l’occurrence, quelques idées se sont démarquées pour cette année. Nous réfléchissons à faire un atelier sur l’environnement pour que les enfants puissent apprendre ce qui se trouve autour d’eux. L’autre idée serait un atelier autour de la cuisine, ou encore une excursion, possiblement du côté de Gros-Cailloux.

Comment le KRN aide-t-il des élèves dans le besoin tout le long de l’année ?
Le KRN ne cherche pas à supplanter l’école ou d’autres organisations non gouvernementales (ONG), qui ont toujours oeuvré dans cette optique. Mais nous avons des programmes d’aide surtout pour ceux qui ont des difficultés à suivre le rythme.

Nous avons des ateliers d’écriture avec un professionnel, qui les encadre. Avec l’aide du psychologue qui travaille avec nous, nous avons aussi mis en place des aides spécialisées pour ceux qui en ont le plus besoin en raison de leurs difficultés. Ce que nous cherchons à leur donner, ce sont des outils et l’apprentissage pour qu’ils ne se retrouvent pas trop longtemps en difficulté. Cela les aide là où ils en ont vraiment besoin pour qu’ils ne soient pas marginalisés.

À quelles activités extrascolaires s’intéressent les enfants de la région ?
Il y a essentiellement deux activités qui ont la cote, le sport et la musique. Nous avons un atelier de ravanne auquel plusieurs enfants participent et apprennent à jouer de cet instrument. Il est très populaire dans le village de Grande-Rivière-Noire. Il aide à maintenir la concentration des jeunes et leur évite de faire autre chose qui pourrait les mettre en péril.

Puis, il y a aussi l’Académie de cyclisme, pilotée par Safire, qui fonctionne très bien avec eux. De très jeunes s’y intéressent mais ils sont trop petits pour le moment pour suivre les entraînements.

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