MauBank: «Il faut oublier Anoop Nilamber»

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L’ex-cadre de la HSBC France avait été désigné pour succéder à Sridhar Nagarajan le 24 septembre.

L’ex-cadre de la HSBC France avait été désigné pour succéder à Sridhar Nagarajan le 24 septembre.

C’est confirmé. Anoop Nilamber n’est plus dans la course à la succession du Chief Executive Officer (CEO) à la MauBank. Désigné par le board pour succéder à Sridhar Nagarajan, le 24 septembre, l’ex-cadre de la HSBC France n’a pu occuper ce poste depuis, ayant été rattrapé par son passé. Et ce, suivant la publication en exclusivité par l’express, le 18 septembre, d’un interdit bancaire à son encontre par la Banque de France pour avoir émis un chèque sans provision de 1 000 euros le 10 mars 2015.

De retour au pays le 26 septembre, après avoir mis le cap sur Paris pour se blanchir auprès de la Banque de France, le patron désigné de la MauBank aurait fait comprendre à la presse qu’il a été «cleared» par les autorités françaises. Or, jusqu’à présent, la Banque de Maurice (BoM) n’a pas été mise au courant de ces derniers développements par le board de la MauBank, plus particulièrement par son vice-président, Dharamraj Paligadu, le président du board, Said Lalloo, ayant démissionné de son poste pour des raisons personnelles.

En fait, la BoM n’a eu aucune requête pour un nouvel exercice de «fit & proper» à partir de nouveaux renseignements détenus par le successeur de Sridhar Nagarajan. Une source proche de la BoM Tower nous a fait comprendre qu’«il faut oublier Nilamber».

Du coup, Ramesh Motee, Chief Risk Officer à la MauBank, continuera à assurer le poste d’Officer in Charge en attendant que le gouvernement trouve l’oiseau rare pour occuper le poste de CEO à la MauBank Tower. Entre-temps, les résultats financiers au 30 juin 2018 se font attendre. Une source proche du board indique qu’il faudra attendre la publication du bilan financier pour s’assurer si l’établissement a été redressé financièrement, comme prétend l’ancienne direction.

Pertes de 47,3 millions

Pour les neuf  mois se terminant au 31 mars 2018, la MauBank avait réalisé des profits opérationnels avant les créances douteuses de Rs 74,3 millions. Toutefois, en raison de l’héritage des prêts non performants, la banque a dû faire provision pour un montant additionnel de Rs 121,6 millions, entraînant des pertes de 47,3 millions. Est-ce que MauBank a pu faire la différence à l’issue du dernier trimestre se terminant au 30 juin 2018 pour renverser sa tendance baissière suivant des provisions faites pour ces créances ? Attendons voir…

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