L'Ombre d'Emily: une comédie noire bien ficelée

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L’ombre d’Emily est un beau succès américain, grâce sans doute à son ton décalé, insidieusement adulte, perversement trash, et narrativement compliqué.

L’ombre d’Emily est un beau succès américain, grâce sans doute à son ton décalé, insidieusement adulte, perversement trash, et narrativement compliqué.

Résumé, Stephanie smothers est une jeune veuve qui gagne sa vie en tenant un vlog (vidéo blog) et elle a un fils. Emily s’occupe des relations publiques d’une maison de mode, elle est mariée à un professeur d’université et elle a un fils, elle aussi. Comme les deux garçons fréquentent la même école, les deux jeunes mamans finissent par se rencontrer et deviennent très amies, sans aucun secret l’une pour l’autre. Voilà qu’un jour Stephanie reçoit un appel d’Emily, lui demandant de garder son fils jusqu’au lendemain, parce qu’elle doit se rendre à Miami pour son travail et que son mari est à Londres. Sans hésiter, Stephanie accepte. Mais Emily ne reparaît pas le lendemain, ni le surlendemain. Une fois la déposition faite à la police, Stephanie décide de mener sa propre enquête en partie à travers son vlog. Elle finit par découvrir que sa meilleure amie que tout le monde croit morte pourrait bien être encore en vie et qu’elle est loin d’être ce qu’elle prétend, voire même qu’elle pourrait être assez dangereuse…

La note : 8/10

L’ombre d’Emily est un beau succès américain, grâce sans doute à son ton décalé, insidieusement adulte, perversement trash, et narrativement compliqué. Le film de Paul Feig (Mes Meilleures amies, Spy, SOS Fantômes) est un peu tout cela, sans excès, mais il offre enfin à l’actrice Blake Lively un rôle à part dans une carrière jusqu’ici poussive et fade.

Ici, Blake Lively est une sorte de femme fatale qui allie classe et médisance avec une grâce qui l’éloigne des rôles de midinette qui la caractérisaient jusqu’ici. À l’instar d’une Sharon Stone dans Basic Instinct, elle incarne une sensualité létale... Cette peinture atypique pour un premier rôle féminin américain fait d’elle une personnalité aussi fascinante que magnétique, pour ceux qui marchent dans son ombre dans le film, mais, aussi, admettons-le, pour le spectateur. Manipulatrice née, elle tord le cou aux clichés, use et abuse du personnage fragile d’Anna Kendrick – qui joue, elle, un personnage totalement insipide avec le charme qu’on lui connaît.

Mais, même si le jeu du chat et de la souris entre ces deux premiers rôles féminins est savoureux, on est loin du niveau du Gone Girl de David Fincher, par exemple, puisque ce film tombe malheureusement vite dans la banalité de la surenchère de rebondissements, réitérant à chaque fois son incapacité à explorer en profondeur les ténèbres et perversions de ses personnages féminins. À l’instar de Get out, où le personnage de la gentille petite amie tombait le masque en une scène pour apparaître sous l’angle premier degré d’une prédatrice sans aucune subtilité, L’ombre d’Emily ne s’embarrasse pas des lourdeurs de scénario, qui deviennent pesantes sur la fin. Au point, parfois, de gâcher les plaisirs d’un démarrage tonitruant. Feig n’est pas un auteur de comédies pour rien : il s’interdit la retenue, tournant toujours le plan en trop.

Toutefois, au coeur de la production policée d’un Hollywood qui ne cesse d’affadir les femmes, L’ombre d’Emily déploie bien des élégances, ce qui rehausse largement son aspect purement récréatif. Blake Lively en ressort comme une évidence, et rien que pour elle, on pourrait s’y laisser tenter une seconde fois. À voir pour les amateurs de comédies noires divertissantes.

Source: Internet
 
 

Fiche technique

Titre original : A Simple Favour
Genre : Thriller, comédie noire
Durée : 2 heures
De : Paul Feig
Avec : Anna Kendrick, Blake Lively, Henry Golding, Andrew Rannells
Salles : Star Caudan, La Croisette, Bagatelle

En salles

En eaux troubles

 
 

L’histoire en une ligne: Une équipe de choc se lance dans une lutte sans merci contre le plus grand prédateur de tous les temps : le mégalodon, un requin de plus de vingt mètres de long…
Genre : Action, catastrophe
Durée : 1 h 55
De : John Turtelaub
Avec : Jason Statham, Li Bingbing, Rainn Wilson, Ruby Rose, Winston Chao, Cliff Curtis
Salles : Star La Croisette, Bagatelle

Venom

 
 

L’histoire en une ligne : Une sonde spatiale découvre une comète recouverte d’organismes symbiotiques et, une fois des spécimens sur Terre, l’un d’eux parvient à s’échapper, infectant un journaliste d’investigation…
Genre : Action, fantastique
Durée : 1 h 55
De : Ruben Fleischer
Avec : Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed, Scott Haze, Reid Scott
Salles : Star Caudan, La Croisette, Bagatelle, MCine Trianon, Flacq

La Nonne

 
 

L’histoire en une ligne : Suite au suicide d’une jeune nonne dans une abbaye roumaine, un prêtre au passé trouble et une novice mènent l’enquête mais se retrouvent au coeur d’une lutte sans merci entre les vivants et les damnés…
Titre original : The Nun
Genre : Horreur, épouvante
Durée : 1 h 37
De : Corin Hardy
Avec : Demiàn Bichir, Taissa Farmiga, Jonas Bloquet, Charlotte Hope, Ingrid Bisu, Sandra Teles, Manuela Ciucur, August Maturo, Mark Steger
Salles : Star Caudan, La Croisette, Bagatelle

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