Courses hippiques: Amar Sewdyal «pa finn pass par lafénet pou vinn entraîneur»

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L’entraîneur Amar Sewdyal.

L’entraîneur Amar Sewdyal.

Avec un bilan de six victoires lors des trois dernières journées, Amar Sewdyal est sur un petit nuage avec un premier triplé à son actif samedi 6 octobre. Égratigné, entre autres, dans l’affaire Wild Horizon, l’entraîneur réclame plus de soutien, de la part des médias notamment. 

Tout semble rouler à merveille pour votre écurie en ce moment. Cette bonne dynamique s’explique-t-elle par la signature de Manoel Nunes da Silva?
En partie, je vous l’accorde. Il faut aussi dire que nos chevaux n’étaient plus très loin de leur forme optimale à l’écurie. Nous avons d’ailleurs commencé à remporter des courses à partir de la 12e journée. Nos chevaux sont aussi restés dans leurs catégories respectives, ce qui a été à notre avantage. Mais l’apport de Nunes ne peut être sous-estimé car c’est un jockey de calibre.

Pensez-vous que vous auriez réalisé un meilleur score à ce stade de la compétition si vous aviez pu compter sur les services d’un jockey étranger un peu plus tôt dans la saison?
Nous aurions définitivement fait mieux car un jockey étranger nous aurait donné un meilleur feedback sur nos chevaux. Il aurait aussi pris de meilleures décisions en courses car il ne faut pas oublier que nous avons perdu beaucoup de courses d’un rien cette année.

Ce premier triplé demeure un des hauts faits de votre jeune carrière d’entraîneur jusqu’ici, ne le pensez-vous pas?
C’est un gros achievement, surtout avec une victoire dans une course de Groupe 2 avec Wild Horizon. J’ai toujours su que c’était un très bon compétiteur. Il est un six-time winner en Afrique du Sud et c’est la raison pour laquelle nous ne l’avons pas laissé quitter l’écurie. Nous l’avions acheté pour courir le Maiden cette année, mais il n’était pas encore prêt pour cette course.

Justement, sa participation au Ruban bleu cette année a fait couler beaucoup d’encre…
(Direct) Je savais qu’il allait mal courir dans cette course. D’où ma décision d’écrire aux commissaires car je n’étais pas satisfait de ses derniers galops.

 J’avais aussi écrit au propriétaire Christian Lafraisière pour l’en informer, mais il l’a mal pris. Il a publié cette lettre sur WhatsApp et Facebook. Il est même intervenu sur les ondes d’une radio en menaçant de me dénoncer à la police. Tout ça, c’est du passé maintenant.

Je suis content qu’on ait pu racheter Wild Horizon lors de la vente aux enchères. Nous l’avons d’ailleurs payé au même prix que nous l’avions acquis initialement. De nos jours, il est difficile d’acheter un bon «stayer» en Afrique du Sud car les meilleurs prennent la direction de Hong Kong. Wild Horizon devrait nous être bien utile dans les courses de longues distances.

Votre «stable supervisor», Philippe Henry, sera indisponible en cette fin de saison. Pensez-vous pouvoir gérer seul la situation?
Il est toujours bon d’apprendre de ses aînés. À ce titre, je dois reconnaître que j’ai beaucoup appris aux côtés d’Hugues Maigrot et de Philippe Henry. Enn zour, mo pou bizin trappe renn la mo tou sel (rires). La situation est difficile pour le moment, mais cela viendra. 

Vous savez, j’ai réussi à un examen pour être ici aujourd’hui. Mo pa finn pass par lafénet pou vinn entraîneur! Cela fait 15-20 ans que je suis dans le domaine. Je suis même parti étudier en Irlande. Je connais mon métier. Aujourd’hui, Philippe n’est pas là et je m’adapte.

On a l’impression que vous n’êtes pas beaucoup apprécié dans le giron. Pensez-vous que votre succès dérange ?
(Agacé) Sak fwa mo gagn enn lékours éna enn problem. Les courses, ce sont avant tout une compétition. C’est le plus fort qui l’emporte. Je n’ai pas connu de succès pendant 12 journées cette année. J’ai accepté cette situation. Je ne sais pas si c’est une question de jalousie, mais je trouve cela bien triste.

En tant que jeune entraîneur, je pense qu’il aurait fallu qu’on me motive plus pour m’encourager à faire mieux. À ce titre, j’aurais aimé avoir plus de soutien de la part des médias car je fais ce métier par passion.

N’empêche que les «affaires» Wild Horizon, Starsky et Social Network, cela commence à faire beaucoup, vous ne pensez pas?
(Direct) Pena nanyé de mal ki mo pé fer. Les commissaires m’ont convoqué pour des enquêtes mais cela n’a débouché sur rien. Je suis un entraîneur qui aime remporter des courses. Que mes chevaux soient cotés à Rs 150 ou Rs 5 000, ils courent chacun leur chance. Personnellement, je ne m’intéresse pas au gambling. C’est un grand honneur quand un de mes chevaux est victorieux car je sais qu’il y a un grand travail derrière. Ce n’est pas facile de remporter des courses.

Il se dit que la récente victoire de Social Network n’a pas fait que des heureux à l’écurie. Vous confirmez?
Dans ce cas précis, il faut savoir que son propriétaire ne pouvait être au pays. Un parent à lui est décédé et il m’en a informé par texto. Je ne peux malheureusement pas faire plaisir à tout le monde à l’écurie. Social Network est avant tout un cheval erratique. Je ne le considère d’ailleurs pas comme un «betting proposal horse». Il m’est donc très difficile de le recommander.

Pas de dissension au sein de l’écurie, donc?
Péna okenn problem dan lékiri. Je sais qu’après une journée de courses, il y a toutes sortes de rumeurs qui circulent. Mais je tiens à préciser qu’aucun de mes chevaux n’est en partance. Sak sémenn éna enn issue, li pa korek! Le public vient au Champ-de-Mars pour s’amuser, pour assister aux courses, pou enjoy so racing. C’est ça le plus important. Il faut savoir accepter les défaites.

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