MauBank : quand Lalloo soutient Nagarajan

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Saïd Lalloo lors de la signature de documents entre la NCB et les administrateurs de l’ex-Bramer Bank, en avril 2015.

Saïd Lalloo lors de la signature de documents entre la NCB et les administrateurs de l’ex-Bramer Bank, en avril 2015.

Alors que le directeur désigné de la MauBank nage en eaux troubles, l’ancien titulaire du poste reçoit les félicitations de l’ex-Chairman. En contradiction avec l’attitude adoptée par le gouvernement.

Il prend le gouvernement à contre-pied. Saïd Lalloo, le président démissionnaire du conseil d’administration de la MauBank, ne trouve rien à redire de la performance de l’ancien Chief Executive Officer (CEO) de cette institution, Sridhar Nagarajan. Alors même qu’une des raisons avancées au bâtiment du Trésor pour le nonrenouvellement du contrat de l’ancien directeur de la Maubank, au 30 septembre, aurait été son incapacité à redresser financièrement cet établissement bancaire, après trois ans.

Dans sa lettre à la MauBank, en date du 1er octobre, annonçant sa démission du board pour des raisons familiales, Saïd Lalloo apporte carrément son soutien à l’ex-CEO Nagarajan et aux membres du conseil d’administration, pour le travail accompli sur la restructuration de cet établissement bancaire. Ce, depuis janvier 2016, suivant la fusion entre la Mauritius Post & Cooperative Bank et la National Commercial Bank (NCB), qui avait elle-même remplacé la Bramer Bank, pour donner naissance à la MauBank. Cette banque, selon Saïd Lalloo, est devenue aujourd’hui un «stable banking entity, with a cadre of Top qualified professionnals at Exco level» (NdlR : executive level).

Une source proche du board indique qu’il faudra attendre la publication des résultats financiers de la MauBank, au 30 juin 2018, pour savoir si celle-ci a bien été redressée financièrement. Pour les neuf mois se terminant au 31 mars, la banque avait réalisé des profits opérationnels, avant les créances douteuses, de Rs 74,3 millions. Toutefois, en raison de l’héritage de prêts non performants, la MauBank a dû faire provision pour un montant additionnel de Rs 121,6 millions, entraînant ainsi des pertes de Rs 47,3 millions.

Pour le moment, la succession au sein de l’établissement bancaire a été momentanément suspendue. Cela, en attendant que la Banque de Maurice (BoM) se prononce sur la base de nouveaux documents qui devraient permettre de disculper Anoop Nilamber quant à l’interdiction bancaire pesant sur lui jusqu’au 10 mars 2020, en France.

À la BoM, aucune requête n’a été reçue pour un nouvel exercice qui donnerait au conseiller économique de Pravind Jugnauth un certificat d’être «fit & proper» pour occuper le poste suprême à la MauBank. Cependant, rien n’exclut le fait que la Banque centrale ne se livrera pas à un nouvel exercice du genre, vu qu’Anoop Nilamber aurait, selon certazines sources, précédemment menti dans ce questionnaire.

D’ailleurs, certains banquiers se demandent comment le directeur désigné aurait pu ignorer une telle information dans sa déclaration à la BoM. Le sursaut pour Anoop Nilamber viendra-t-il du bâtiment du Trésor ? Cela, alors même que certains avancent que le Premier ministre n’aurait pas apprécié sa démarche…

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