Passions: Alors on danse… avec Prerna Bholah

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Prerna Bholah (à gauche), 34 ans, gère une école de danse et est chargée de cours en psychologie à l’université de Middlesex.

Prerna Bholah (à gauche), 34 ans, gère une école de danse et est chargée de cours en psychologie à l’université de Middlesex.

Elle respire la joie de vivre. Le fait, sans doute, de pouvoir concilier vie professionnelle – elle est chargée de cours en psychologie à l’université de Middlesex – et sa passion pour la danse. Cela fait, en effet, près de cinq ans que Prerna Bholah, 34 ans, gère Infuzion Dance Studio, son école de danse. Avec sa troupe, elle a d’ailleurs récemment participé au concours Caudan Live.

C’est à l’âge de trois ans que Prerna Bholah découvre la danse.«Je bougeais sur toutes les chansons», confie-t-elle en riant. «Ma mère m’a encouragée. Plus tard, elle m’a inscrite à des cours de Bharatanatyam», souligne l’aînée de l’ancienne députée Pratibha Bholah et de Hurrydeo Bholah. Outre ses années d’apprentissage à la Sargam Dance Academy, la jeune femme a intégré l’équipe de majorettes du collège Queen Elizabeth où elle a étudié. Après avoir complété le cycle secondaire, elle s’envole pour les États-Unis où elle entreprend des études en psychologie et en chimie.

 
 

Ce n’est pas pour autant qu’elle laisse tomber la danse. «J’ai continué à évoluer dans le milieu. Après avoir remporté un concours de danse solo, j’ai eu la chance de rencontrer un professeur qui m’a appris les techniques avancées de la danse classique indienne. J’ai aussi appris d’autres styles de danse comme le hip-hop et le tutting.»

Prerna Bholah rejoint le Chapel Hill Chalkaa, seul groupe de danse fusion de l’université de Caroline du Nord, où elle étudie, et participe à divers concours. «Nous avons même remporté la quatrième place dans la plus grande compétition de danse de l’État de Floride.»

Dans son studio à Port-Louis, elle propose la danse semi-classique, le hip-hop, la danse bollywoodienne, le folk, le break dance, la danse de salon et le krumping, entre autres. La danse, souligne Prerna Bholah, est un moyen de s’exprimer et de faire passer un message. Et c’est ce que la jeune femme a voulu faire en participant au concours de talents Caudan Live, ayant pour slogan «Nou Krwar Dan Twa».

Le groupe Infuzion Dance Studio a fait une vidéo sur le thème «Say No To Plastics». L’objectif étant de sensibiliser les gens à l’effet destructeur du plastique sur l’environnement. «Dan Moris, mo trouv dimoumn kan pé kondir pé zet zot boutey plastik partou lor simé ek zot pa réalizé kouma nou zoli péi afekté é nou bann kréatir lanatir pé mor akoz plastik.»

Pourquoi n’a-t-elle pas choisi la voie de la politique, comme sa mère ? «La politique n’est pas ma passion, ma passion c’est la danse et la lecture. Ma maman, elle, est une passionnée de la politique. J’accepte et je respecte son choix. Mais ce n’est pas parce que je suis sa fille que je dois marcher sur ses pas. D’ailleurs, elle ne m’a jamais dit de faire comme elle.»

N’empêche que pour Prerna Bholah, sa mère reste sa source de motivation. Auparavant, dit-elle, les gens avaient tendance à juger une danseuse, estimant qu’elle ne devait sûrement pas être douée sur le plan académique. La jeune femme brise les stéréotypes. Et croque la vie à pleines dents.

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