Violence conjugale: Yashodhar Boygah recherché par la police

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La PPS a porté plainte contre son époux pour violence conjugale, lundi 24 septembre.

La PPS a porté plainte contre son époux pour violence conjugale, lundi 24 septembre.

L’époux de la secrétaire parlementaire privée (PPS) Sandhya Boygah a joué aux abonnés absents. Convoqué au Central Criminal Investigation Department (CCID) mardi 25 septembre, dans le sillage d’une plainte pour violence conjugale faite en août par son épouse, Yashodhar Boygah ne s’est pas pointé au rendez-vous.

Au CCID, on déclare que l’entrepreneur de 47 ans est désormais «wanted». La police n’écarte pas la possibilité que Yashodhar Boygah soit inculpé provisoirement sous la Protection from Domestic Violence Act.

La PPS a porté plainte contre son mari pour violence conjugale au poste de police de Rose-Hill, lundi 24 septembre. Ce nouveau dossier a été transmis au CCID durant la mi-journée le lendemain.

Dans sa plainte, Sandhya Boygah raconte que, dimanche matin, 23 septembre, son époux se serait énervé et l’aurait injuriée. Il lui aurait ensuite tordu le bras droit et aurait menacé de la tuer. La PPS a cité comme témoin son employée de maison.

C’est par envoi (despatch) que la déposition est arrivée au CCID aux alentours de 13 heures. Dans cette déposition, Sandhya Boygah a fait une demande à la Police Family Protection Unit pour le renouvellement d’un Protection Order et d’un Occupational Order contre son époux.

Comment le couple Boygah en est-il arrivé là ? Surtout que, selon nos recoupements, il s’agissait d’un «love marriage». Sandhya et Yashodhar Boygah ont fait connaissance à l’époque où ils habitaient à Rivière-du-Rempart, indique-t-on. Et d’ajouter qu’ils seraient tombés amoureux lorsqu’ils étaient collégiens.

«Elle fréquentait le collège BPS et lui, celui de John Kennedy. Donc, ils prenaient le bus ensemble. Après le secondaire, ils se sont rendus en Inde pour poursuivre des études supérieures. Et plus tard, ils se sont mariés.»

«Elle fréquentait le collège BPS et lui, celui de John Kennedy. Donc, ils prenaient le bus ensemble. Après le secondaire, ils se sont rendus en Inde pour poursuivre des études supérieures. Et plus tard, ils se sont mariés», raconte-t-on. De cette union sont nés deux garçons, aujourd’hui des adolescents.

Selon nos informations, tout allait bien au sein du couple jusqu’à tout récemment. «Lors de la campagne pour les élections générales de décembre 2014, Yashodhar Boygah venait souvent dans la circonscription (NdlR, n°11, VieuxGrand-Port–Rose-Belle). Il faut croire que le couple s’aimait pour que le mari se déplace régulièrement de Quatre-Bornes (NdlR, où habitent les Boygah) pour venir dans le Sud», souligne-t-on.

Mais depuis environ deux ans, l’époux de Sandhya Boygah n’accompagnerait plus cette dernière dans sa circonscription. À quelques reprises, fait-on valoir, ils laveraient leur linge sale en public. Tout récemment, Yashodhar Boygah s’en serait pris à sa femme dans un hôtel à Port-Louis.

Depuis peu, même si Sandhya Boygah tentait de cacher ses problèmes conjugaux, son langage corporel aurait beaucoup changé. Ce qui fait que certains collaborateurs ont tenté de savoir auprès de la principale concernée ce qui n’allait pas. «Qu’est-ce que je vais bien pouvoir vous raconter ? Momem mo koné ki mo pasé», aurait-elle lancé. D’ajouter qu’elle ne souhaite pas qu’il y ait des palabres à son sujet.

Sollicitée par la presse après sa première plainte contre son mari en août, Sandhya Boygah avait lancé : «Respectez ma vie privée.» Elle a fait la même demande, ce mercredi 26 septembre, lors de la remise de lettres d’intention à 36 familles de Mare-Chicose qui seront relogées à Marie-Jeannie, Rose-Belle.

Nous avons cherché à contacter Yashodhar Boygah durant toute la journée d’hier. Nous avons eu un numéro de son domicile. Mais nos appels n’ont pas été concluants. Pour ce qui du numéro de Mauricoast, compagnie qu’il gère, il est introuvable.

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