Automobile: Coralie Froget, Minor mon amour

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Tel père, telle fille. Coralie Froget voue une véritable passion à la Minor. Passion que lui a transmise son père, Gilbert Desveaux, qui a fondé le Morris Minor Club. À 24 ans, elle a aujourd’hui repris le flambeau. Elle est d’ailleurs la plus jeune propriétaire du Morris Minor Club.

«Mon père a créé le Minor Club en 2007, l’année de mes 13 ans. Je me souviens que le jour de mon anniversaire, nous étions à l’hôtel pour une exposition de trois jours», raconte-t-elle. «Chez nous, la Minor est notre voiture de luxe. Elle fait partie de la famille et nous grandissons avec elle», ajoute la jeune femme avec enthousiasme.

Au dire de Coralie Froget, «la Minor, c’est la cerise sur le gâteau. Les sensations ressenties dans une ‘voiture antikité’ sont incomparables». Pour elle, il ne s’agit ni plus ni moins que d’«une légende. Une fois installée à bord, je n’échangerais ma place pour rien au monde».

La jeune femme explique qu’il y a plusieurs types de Minor, comme la Mosquito, la Split Screen à deux et quatre portes, la Minor 1000, la commerciale et la Woody, qui sont connues comme des «MinorVans». Elles ont été utilisées comme taxis à Port-Louis ou encore par les autoécoles et même comme «voiture du dimanche» pour les balades. À l’époque, les Minor coûtaient dans les Rs 3 000 à Rs 5 000. Devant l’engouement pour ces voitures, les prix ont grimpé en flèche causant, paradoxalement, un ralentissement dans les ventes.

De nos jours, constate-t-elle, «bon nombre de Mauriciens conservent avec un soin particulier leur voiture et les maintiennent en parfait état de marche». N’empêche que pour retaper une Minor, «nous avons besoin de trois autres dont nous utilisons des pièces». D’autant que les pièces sont devenues difficiles à trouver de nos jours.

Il faut aussi pouvoir trouver un mécanicien qui s’y connaisse, surtout que les compétences en Minor se font rares avec l’avènement des voitures dotées des technologies de pointe. «Il faut aimer, avoir la passion de faire des recherches et de chercher les pièces, de démonter et de remonter», lance Selvon Pachee, un mécanicien.

Lui, non plus n’est pas resté insensible au charme tout particulier de la Minor. «Ce n’est plus un travail, cela devient une passion.»

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