Découverte: les Calèches du paradis, chevaliers servants

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Kimberline Marchais passe sept jours sur sept avec ses chevaux, comme elle l’a toujours rêvé.

Kimberline Marchais passe sept jours sur sept avec ses chevaux, comme elle l’a toujours rêvé.

C’est le must. Des chevaux en liberté. «Je trouve cela malheureux d’enfermer un cheval dans un box de trois mètres par trois mètres.» Kimberline Marchais, responsable des Calèches du paradis, insiste. «Pendant deux ans, nos chevaux étaient dans des box à Floréal parce que nous n’avions pas le choix.»

Mais depuis qu’ils sont à The Vale, la différence est visible, assure-t-elle. «Ils n’ont jamais été aussi heureux. Cela se voit à leur comportement. Ils ont grossi.» Les chevaux des Calèches du paradis ont participé au Horse Power Festival, organisé par le Harley Owners Group (Mauritius Island Chapter) ce samedi 22 septembre. Cette manifestation se tiendra toute la journée aux Palétuviers, à Anse-La-Raie.

 
 

Des chevaux toujours libres ? Oui, sauf quand ils ne sont pas sages. Comme Angel, la ponette taquine et Fée, l’Irish Cobb (cheval tacheté) de quatre ans, aux trois longues nattes. Toutes les deux ont fait la bêtise de casser une clôture, «parce que l’herbe est plus verte chez le voisin», ironise Kimberline Marchais. Alors, comme des enfants turbulents que l’on envoie au coin, Angel et Fée ne sont pas avec les autres. Ces deux chevaux font partie d’une famille qui compte 13 bêtes, dont quatre percherons.

L’histoire des Calèches du paradis, installé à The Vale depuis cinq mois, commence avec cinq chevaux, importés de France. Parmi, un hofsteiner, cheval qui a participé aux concours de saut d’obstacle. Il est le seul à ne pas faire de balades.

Les faire venir ressemble à une course d’obstacles entre les procédures administratives, les contrôles vétérinaires, la quarantaine et surtout le voyage en avion. «Il a fallu dérouter un avion-cargo pour mes chevaux. Un voyage de 12 heures avec escale à Djibouti.»

À l’origine, la famille, qui vient de Fayence, dans le sud de la France, n’est pas dans les chevaux. Le père est moniteur d’auto-école, la maman, esthéticienne. «Toute petite, je suis tombée amoureuse des chevaux. Notre rêve a toujours été de se réveiller près des chevaux.»

Après être venus en vacances pendant cinq années consécutives, les parents de Kimberline Marchais décident de changer de vie. À 21 ans, elle a démarré cette activité avec un bac scientifique en poche. Elle a fait une croix sur des études en architecture parce que cela ne lui laissait pas assez de temps pour s’occuper des chevaux.

Après le bac, elle s’oriente vers le diplôme pour être monitrice d’équitation. Actuellement, elle passe le niveau un du diplôme international avec Marc Fichter, au centre d’équitation du Nord. «Mon objectif est de transmettre l’amour du cheval. Un cheval, ce n’est pas une machine qu’on monte et qu’on remet dans le box. C’est beaucoup de travail à côté.»

Un dévouement sept jours sur sept, avec trois repas à heures fixes pour les chevaux. Kimberline Marchais y tient.

Carrosse de Cendrillon

Tous les chevaux des Calèches du paradis sont dressés pour l’attelage. «Sur la route, même si quelqu’un me lance un pétard, je sais que mon cheval ne bougera pas. Je l’ai entraîné pour ça», affirme Kimberline Marchais.

Elle est la seule à mener les calèches. «C’est plus compliqué de contrôler le cheval quand on n’est pas dessus. Les calèches sont en demande, surtout pour les mariages. Des balades en calèche dans la forêt de Daruty sont possibles. Cela coûte à partir de Rs 25 000.»

Trois types de calèches sont disponibles : la Cendrillon, l’attelage de conte de fées. La Victoria, plus épurée, qui rappelle les calèches d’époque. Enfin, il y a la BTH 10, plus adaptée pour les balades pour enfants sur les chemins de terre.

Anciens coursiers sauvés

Deux anciens coursiers du Champ-de-Mars sont aux Calèches du paradis. «On les a sauvés, ils allaient être euthanasiés», explique Kimberline Marchais. Captain’s Chronicle a été récupéré en décembre 2017, alors qu’Alloy a été sauvé il y a six mois.

Pourquoi ce geste ? «Tout simplement parce qu’on est amoureux des chevaux. Malheureusement, on ne peut pas tous les sauver.» Ce qu’en fait les Calèches du paradis ? «Étonnamment, tout», explique-t-elle. «C’est la première fois que je faisais de la reconversion avec des pur-sang. On m’a dit que ce serait très compliqué, mais ils sont tellement gentils que même des débutants peuvent les monter. Être en liberté tous les jours doit avoir une influence sur leur caractère.» Dès l’âge de deux ans, des enfants peuvent monter à cheval. Ils sont tenus et encadrés par une équipe de quatre personnes. «Pour les enfants, c’est une balade d’une demi-heure.»

Pour les adultes, direction la forêt de Daruty, pour une balade d’une demi-heure, voire de deux heures pour les cavaliers accomplis. La balade au coucher de soleil avec un point de vue sur la mer est possible.

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