Médicaments dangereux: l’étrange cas de l’Old Wing Pharmacy de l’hôpital Victoria

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Les patients font le va-et-vient entre les deux pharmacies de l’hôpital Victoria, à Candos.

  Les patients font le va-et-vient entre les deux pharmacies de l’hôpital Victoria, à Candos.  

Cette scène se passe tous les jours à l’hôpital Victoria, à Candos. Plus précisément à l’Old Wing Pharmacy. Ce sont les patients souffrant du cancer, de problèmes cardiaques et de maladies de la peau qui s’y rendent pour se procurer des médicaments. Principalement ceux classés «dangerous drugs». Or, c’est là que commence un long périple pour ces malades…

Selon le règlement du ministère de la Santé, seul un pharmacien a le droit de servir un patient qui a une ordonnance sur laquelle sont prescrits des médicaments classés «dangerous drugs», tels que le Sosegon, la morphine, la codéine ou des tablettes de clavix. Un «dispenser», lui, ne peut s’acquitter de cette tâche.

Or, à l’Old Wing Pharmacy, aucun pharmacien n’est de service. Ainsi les malades doivent souvent patienter pendant plus de 30 minutes pour obtenir les autres médicaments prescrits, avant de se rendre à la Main Pharmacy pour obtenir les médicaments dangereux.

La pharmacie principale se trouve à environ 400 mètres de là. Et malheur au patient qui s’y rend entre 12 heures et 13 heures ; les trois ou quatre pharmaciens de service prennent leur déjeuner. Le malade doit encore une fois attendre.

Et si le médicament dangereux n’est pas disponible, le patient doit se rendre de nouveau chez son médecin pour qu’il lui prescrive un équivalent. Au total, les patients peuvent parfois parcourir plus d’un kilomètre à pied dans l’enceinte de l’hôpital. Tout en perdant du temps.

Il y a environ trois mois, suivant une plainte faite au ministère de la Santé, un des quatre pharmaciens de l’hôpital a été appelé à opérer à l’Old Wing Pharmacy. Sauf que, pour des raisons que seul le ministère de la Santé connaît, il a été rappelé à la pharmacie principale quelques jours après.

Du côté du ministère de la Santé, on affirme qu’une telle situation doit être revue.

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