Volley: c’est presque fini pour les Français au Mondial

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Le rêve de podium s’est envolé pour les volleyeurs français, presque éliminés du Mondial après leur défaite in extremis face à la Serbie 3 à 2 (22-25, 26-24, 25-20, 18-25, 18-16) dans le match qu’il ne fallait pas perdre, vendredi à Varna (Bulgarie).

Quel gâchis! Souvent au-dessus dans le jeu, les Bleus ont flanché dans la tête. A la fin de la rencontre, quand ils ont eu trois balles de match au tie-break. Et bien avant déjà, lorsqu’ils ont manqué deux balles de set d’affilée pour mener 2 manches 0. Comme un symbole, le calvaire s’est achevé par une terrible bévue en réception.

Pour arracher son ticket pour la phase finale, la France doit maintenant compter sur... l’Argentine, l’équipe la plus faible de la poule, qui devra battre au moins les Serbes samedi pour entretenir l’espoir. Il faudrait aussi plusieurs circonstances favorables dans les autres poules. Sans compter l’obligation pour les Bleus de dominer la Pologne, championne en titre, samedi. Autant dire que leurs chances sont presque nulles.

La déception est énorme car les Français visaient une médaille qui aurait consolidé leur place dans les nations qui comptent, après leurs titres à l’Euro-2015 et en Ligue mondiale (2015, 2017).

Mais tout a commencé à dérailler dès le premier tour à Roussé avec une défaite totalement inattendue contre les Pays-Bas (ce jour-là les Bleus avaient mené 2 sets à 0!). Ce joker grillé, la bande à Earvin Ngapeth était presque condamnée au sans-faute. La remontée restait possible. Vendredi, les Français avaient toutes les raisons d’y croire pour les avoir souvent dominés leur rival. Mais le vent soufflait dans le dos de la Serbie, euphorique après son succès sur les Russes mardi.

De belles choses, les joueurs de Laurent Tillie en ont montré, notamment Stephen Boyer, impérial au filet (34 points), mais seulement par séquences. Dans l’ensemble ils n’ont pas été assez dangereux au service et ils se sont encore fait transpercer par le pointu adverse, Aleksandar Atanasijevic (38 points), après le Néerlandais Nimir Abdel Aziz.

Comme en 2016 aux JO et en 2017 à l’Euro, les Bleus calent sur la dernière compétition de l’été, la plus importante, après avoir bien commencé leur campagne. Début juillet, ils étaient encore en finale de la Ligue des nations. Pour y arriver, ils avaient écrasé... la Serbie, 3 à 0, devant le public de Lille.

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