Commission drogue: Raouf Gulbul veut recourir à une révision judiciaire

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Raouf Gulbul soutient ne pas avoir bénéficié d’un procès équitable dans cette affaire.

Raouf Gulbul soutient ne pas avoir bénéficié d’un procès équitable dans cette affaire.

«Perverses et déraisonnables.» C’est ainsi que Me Raouf Gulbul a qualifié les conclusions de la commission d’enquête sur la drogue le concernant. Les motions de révision judiciaire contestant les conclusions de la commission drogue se succèdent  devant la Cour suprême. Après les avocats Roubina Jadoo-Jaunboccus, Rex Stephen et Hamid Jagoo, c’est au tour de Me Raouf Gulbul de descendre dans l’arène. Il a déposé, ce jeudi 20 septembre, au greffe de la Cour suprême, une motion en ce sens. L’affaire sera appelée ce lundi 24 septembre, devant le chef juge Kheshoe Parsad Matadeen.

D’emblée, Raouf Gulbul soutient ne pas avoir bénéficié d’un procès équitable. L’avocat reproche à l’ex-juge Paul Lam Shang Leen, qui a présidé la commission d’enquête sur la drogue, de ne pas lui avoir donné l’opportunité de contre-interroger les témoins qui ont fait des allégations contre lui.

Il a indiqué dans sa motion que le président de la commission a été hostile et l’aurait menacé en ces termes : «You’ll get down in a pit.» À la fin de sa première audition, dit-il, l’ex-juge lui aurait fait remarquer que «it’s only the tip of the iceberg».

L’homme de loi dit avoir réclamé en vain des transcriptions ayant trait aux dépositions des témoins faites à son encontre. Mais le président de la commission drogue lui aurait fait comprendre que le contre-interrogatoire des témoins ne pouvait se faire devant la commission.

Raouf Gulbul avait été appelé à fournir des explications sur les plaintes déposées par Jackarie Bottesoie, en 2003, et Parweeza Jeeva, en 2010, contre lui. La commission drogue s’est aussi référée aux cas Veeren, Jeeva, Agathe, Salva, Islam, et Vavra.

Paul Lam Shang Leen avait en outre voulu des explications de Me Raouf Gulbul concernant une réunion à St-Pierre, le 24 novembre 2014, où il aurait été question d’une somme de Rs 9,7 millions. De même que sur des propriétés immobilières qu’il possède à Bagatelle, à Moka, au Bocage et à Floréal.

Pour toutes ces raisons, a indiqué l’homme de loi, il demande à la Cour suprême de lui donner l’autorisation d’avoir recours à une révision judiciaire au sujet des commentaires faits contre lui par la commission drogue. Me Gulbul  indique aussi qu’il n’y a aucune preuve pouvant mener la commission conclure qu’en tant qu’avocat, il a utilisé «a black phone» pour communiquer avec des prisonniers.

Il trouve que les conclusions de la commission drogue à l’effet qu’il a pris de l’argent provenant du trafic de drogue pour financer sa campagne électorale, en 2014, sont «unreasonable and perverse».

Le document de Me Gulbul contient 185 paragraphes. Il a retenu les services de Me Ravind Chetty, SC.

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