Chagos: «Anglais et Américains avaient menacé de ruiner le pays», révèle SAJ

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Le ministre mentor face à la presse, ce mercredi 12 septembre.

Le ministre mentor face à la presse, ce mercredi 12 septembre.

La conférence à la Lancaster House en 1965 pour discuter de l’indépendance de Maurice, il y était. «C’était sans doute le destin», dit sir Anerood Jugnauth (SAJ). Et s’il y a bien une chose sur laquelle il est catégorique, c’est que «zafer Chagos zamé ti kozé dan salle de conférence».

Face à la presse, ce mercredi 12 septembre, le ministre mentor a expliqué que sir Seewoosagur Ramgoolam (SSR) et quatre collègues se sont retirés pour discuter des Chagos. «Ce n’est qu’après que SSR nous a raconté comment les Anglais l’ont menacé.»

Le fait est que pour SAJ, SSR a dit un tas de «bêtises». «Li’nn mem dir lor souveraineté ki Anglé inn pay nou. Enn bétiz pou kozé sa?» D’ajouter que ceux qui ont vendu les Chagos ont reçu de l’argent, «zot koné ki zot fi’nn fer ek kas-la». Il n’empêche que «bann bétiz ki Ramgoolam inn kozé, Anglé inn apiy lor la».

Toujours est-il qu’après les auditions orales devant la Cour internationale de justice (CIJ), SAJ est «confiant». «Ceux qui ont suivi les auditions seront d’accord qu’après mon Opening Statement, ceux de nos avocats et la déclaration de Liseby Elysé, il y a un sentiment qui s’est dégagé au sein de la CIJ que Maurice a présenté son cas avec force. Les arguments étaient solides et bien élaborés.»

D’ailleurs, dit SAJ, le témoignage de Liseby Elysé a eu un grand impact. Cela, avance-t-il, a clairement montré la souffrance des Chagossiens lorsqu’ils ont été déracinés. «É zot ankor pé soufer. C’était vraiment un cri du coeur, c’était très émouvant.»

Force est de constater que désormais, «l’Angleterre est isolé». Même les États-Unis n’ont pas montré beaucoup de conviction devant la CIJ, fait-il ressortir. Et de raconter comment, quand ces deux pays ont appris que Maurice allait se présenter devant les Nations unies dans le cadre du dossier Chagos, «deux représentants anglais et américain sont venus à mon bureau. Fodé ti tandé sa langaz zot inn kozé. Zot inn dir Moris pou rwiné. Quelqu’un d’autre à ma place aurait capitulé».

Mais voilà, Maurice a mené bataille avec détermination. Et a réussi à obtenir de nombreux soutiens. «Koumadir lémond antié inn souténir nou.»

SAJ a réitéré son appel à tous les Mauriciens de rester solidaires pour mener cette lutte. «Le moment propice, j’irai moi-même aux Chagos. Tout le monde pourra se rendre aux Chagos. Bann Sagosien ek ousi bann Morisien ki anvi alé. Nou pei pou konn so vré lindépandans.»

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