Harcèlement moral allégué: une mise en demeure servie à un collège d’État

Avec le soutien de
Deux enseignantes soutiennent être ciblées par la «Deputy Rector» du Dunputh Lallah State Secondary School.

Deux enseignantes soutiennent être ciblées par la «Deputy Rector» du Dunputh Lallah State Secondary School.

C’est devant la justice qu’elles ont décidé de mener bataille. Ranjeeta Deenoo Hanoomanjee et Chitra Ramputty, deux enseignantes du Dunputh Lallah State Secondary School (SSS) ont décidé de poursuivre la Deputy Rector de l’établissement, Sheela Hanoomanjee. Elles lui ont fait servir une mise en demeure mardi dernier, par le biais de leur avocat, Me Yatin Varma, et leur avouée, Me Kamla Devi Varmah.

Dans le document, les deux enseignantes allèguent que depuis le début de l’année, elles font l’objet de harcèlement moral. «Vous encouragez les autres employés à ne pas nous adresser la parole et nous nous retrouvons à faire des remplacements ‘injustes’ dans des classes à cause de vous.»

Elles affirment qu’elles seraient souvent insultées par la Deputy Rector sans aucune raison valable. «You interfere with their requests for leaves or with the leaves taken by them and you falsely accuse them of being non-performant», est-il écrit dans la mise en demeure.

Des excuses

Ranjeeta Deenoo Hanoomanjee et Chitra Ramputty parlent d’ingérence concernant des démarches qu’elles auraient entamées pour obtenir un transfert. «L’évaluation de leur performance se fait sur des bases subjectives», soutient Me Yatin Varma. Et à cause de cette situation, disent les deux enseignantes, elles font face à des problèmes de santé.

Pour toutes ces raisons, elles souhaitent que la Deputy Rector leur demande pardon. «Vous êtes appelée à mettre fin à vos actes et faits illicites et nous laisser travailler tranquillement. Il vous faut également nous présenter des excuses par écrit.»

Sollicitée, la Deputy Rector du collège déclare avoir bel et bien reçu la mise en demeure. Elle dit toutefois être en attente de preuves. «Vous savez qu’il est facile de faire des allégations gratuites, mais qu’on vienne avec des preuves pour soutenir ces propos. Je suis là pour faire mon travail», a indiqué Sheela Hanoomanjee à l’express.

Elle récuse les allégations d’ingérence formulées contre elle. «D’où sortent ces allégations ? Je n’ai jamais commis d’ingérence. Vous savez, qui s’excuse s’accuse.»

Publicité
Publicité
Rejoignez la conversation en laissant un commentaire ci-dessous.

Ailleurs sur lexpress.mu

Les plus...

  • Lus
  • Commentés
  pages consultées aujourd'hui Statistiques et options publicitaires