Journée mondiale: «Le suicide n’est pas un choix»

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(Photo d'illustration) Deux tiers des jeunes qui pensent au suicide en parlent à leur entourage, soutient le psychiatre Vinod Ramkoosalsing.

(Photo d'illustration) Deux tiers des jeunes qui pensent au suicide en parlent à leur entourage, soutient le psychiatre Vinod Ramkoosalsing.

Il insiste. «Le suicide n’est pas un choix, mais une absence de choix», affirme le Dr Vinod Ramkoosalsing, psychiatre et président de la Mental Health Federation. On célèbre, ce lundi 10 septembre, la Journée mondiale de prévention du suicide. Le thème, cette année : «Travailler ensemble pour lutter contre le suicide».

Au dire du Dr Vinod Ramkoosalsing, lorsqu’une personne souffre mentalement, mettre fin à ses jours lui semble alors l’unique échappatoire. La dépression, la pression familiale, les complexes… il s’agit là de quelques-uns des facteurs pouvant pousser une personne à se suicider.

«Le suicide est plus courant chez les jeunes qui n’ont possiblement personne à qui se confier», fait remarquer le psychiatre. Pourtant, ajoute-t-il, ils laissent souvent des signes qu’ils ne sont pas bien dans leur peau. Deux tiers d’entre eux en parlent d’ailleurs à leur entourage. «Malheureusement, ils ne sont pas pris au sérieux», déplore Dr Ramkoosalsing.

Nicholas Soopramanien, psychologue clinicien et président de la Société des professionnels en psychologie (SPP) île Maurice abonde dans le même sens. «Nos jeunes sont menacés par différents fléaux sociaux», martèle-t-il.

On hésite souvent à parler du suicide, un acte perçu comme de la lâcheté. Or, souligne-t-il, ceux qui souffrent mentalement ont besoin d’aide en termes de soutien familial, amical, voire médical. Ce qui lui fait dire qu’à Maurice, il y a un manque de «psychological first aid».

Befrienders, qui milite pour la prévention du suicide, accorde une attention particulière à la santé mentale des gens, explique José Emilien, le président de l’ONG. Raison pour laquelle une hotline a été mise à leur disposition, de 9 heures à 21 heures. Befrienders compte une cinquantaine de volontaires qui ont suivi une formation. José Emilien indique qu’une face-to-face interaction est organisée avec ceux qui appellent.

L’un de bénévoles de Befrienders confie qu’il a lui-même été suicidaire à une certaine époque. Cependant, grâce à une annonce dans un journal, il est entré en contact avec

Befrienders. C’est ainsi qu’il a pu parler de ses problèmes et se sentir mieux. Et il n’est pas peu fier de pouvoir, désormais, venir en aide à d’autres personnes. Il dit être, aujourd’hui, un nouvel homme : «On ne vit qu’une fois. Il faut en profiter le maximum.»

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