Agressions au couteau à Paris: 7 blessés dont 4 graves, l’auteur en garde à vue

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Un homme, a priori de nationalité afghane, se trouvait en garde à vue et hospitalisé lundi, après avoir blessé dimanche soir sept personnes, dont quatre grièvement, avant d’être maîtrisé par des témoins qui lui ont jeté des boules de pétanque, sur les quais animés d’un canal du nord de Paris.

«Rien ne permet à ce stade de retenir le caractère terroriste de ces agressions», selon une source proche de l’enquête.

L’agresseur s’en est pris à des passants, peu avant 23H00 (21H00 GMT) le long du canal de l’Ourcq, dans le nord de Paris, selon une source proche de l’enquête.

Sept personnes ont été blessées, dont quatre grièvement, par des coups de couteau et de barre de fer, selon une source proche du dossier. Parmi elles, deux touristes anglais quinquagénaires et un touriste égyptien d’une quarantaine d’années, ainsi qu’un jeune habitant du quartier.

Avant d’être interpellé par la Brigade anticriminalité (BAC), l’agresseur a été maîtrisé, et désarmé par des témoins, selon la préfecture de police.

«Je vois le mec avec un couteau qui essaye d’agresser des gens. Premier réflexe : je cours derrière lui, mes copains m’ont suivi. On commence à le fusiller avec des boules, des boules de pétanque», a raconté à l’AFP Hamani Bouadjema.

Un de ses amis a ramassé une planche par terre avec laquelle il l’a frappé «sur la main dans laquelle il avait le couteau». Puis le groupe «a sauté sur lui, on l’a mis au sol», a-t-il détaillé.

Selon lui, l’homme avait «l’air drogué» : «Il avait l’air sous l’effet de quelque chose. En tous cas, il n’était pas normal, il avait le regard vide (...) Rien (n')est sorti de sa bouche ! Même quand on le tapait il n’a même pas fait Aïe!»

Les témoins l’ont effectivement décrit comme «déambulant le regard hagard», rapporte une source proche de l’enquête.

- «Courage des citoyens» -

Un vigile d’un cinéma situé non loin l’a aperçu, «poursuivi par deux hommes qui tentaient de l’arrêter», il avait «une barre de fer en main et l’a jetée sur ses poursuivants, puis a sorti un couteau».

Youssef Najah, 28 ans, qui marchait sur le quai de Loire, a vu un homme «en train de courir avec un couteau de 25-30 cm à la main. Une vingtaine de personnes le poursuivaient, ils lui jetaient des boules de pétanques. Il a pris quatre à cinq boules sur la tête».

L’assaillant a été placé en garde à vue et hospitalité en raison de son état de santé, a indiqué une source judiciaire.

Selon une source proche du dossier, le suspect, dont l’identité est en cours de vérification, serait un Afghan né en 1987.

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a salué dans un communiqué «la grande réactivité et le courage dont ont fait preuve plusieurs citoyens» lors de ces agressions.

Ouverte pour tentatives d’homicides volontaires, l’enquête a été confiée au 2e District de police judiciaire par le parquet de Paris, dont la section antiterroriste suit néanmoins «de très près» la situation, selon une source judiciaire.

Les faits de dimanche soir rappellent d’autres attaques à l’arme blanche commises ces derniers mois en France, la piste terroriste ayant été écartée dans la plupart des cas.

Le 23 août à Trappes, dans la banlieue de Paris, un homme armé d’un couteau a tué sa mère et sa sœur et blessé grièvement une troisième personne. Les autorités ont conclu qu’il s’agissait de l’acte d’un «déséquilibré» sans motivation terroriste, malgré une double revendication du groupe jihadiste État islamique (EI).

Le 13 août, un demandeur d’asile afghan fortement alcoolisé avait blessé quatre personnes dont une grièvement avec un couteau, dans le centre-ville de Périgueux (sud-ouest). La piste terroriste a été «très rapidement» écartée par les enquêteurs.

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