US Open: «Ce n’était plus un match de tennis», déclare Nadal

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L'Espagnol Rafael Nadal face à l'Argentin Juan Martin Del Potro en demi-finales de l'US Open, le 7 septembre 2018 à New York

L'Espagnol Rafael Nadal face à l'Argentin Juan Martin Del Potro en demi-finales de l'US Open, le 7 septembre 2018 à New York.

Le N.1 mondial Rafael Nadal, contraint à l’abandon par une blessure au genou droit au cours de sa demi-finale de l’US Open face au N.3 mondial Juan Martin Del Potro vendredi, a considéré qu'«à la fin, ce n’était plus un match de tennis».

Que s’est-il passé avec votre genou ?

«J’ai eu un problème pendant mon match du troisième tour (contre Khachanov, ndlr). Après, ça allait un peu mieux. Mais dans le premier set, à 2-2, 15-0, j’ai senti une pointe. Après, j’ai continué en espérant que ça s’améliore au fil du match. Mais ça n’a pas été le cas. J’ai essayé autant que possible. Vous pouvez imaginer à quel point c’est difficile pour moi d’abandonner en cours de match. Mais à un moment donné, il faut prendre une décision. C’était trop difficile de continuer à jouer, je souffrais trop. Je ne pouvais pas courir, pas poser mes appuis, ni pousser au service. A la fin, ce n’était plus un match de tennis. Il y avait un joueur qui jouait, et un autre qui attendait de l’autre côté du court. Je déteste abandonner, mais rester un set de plus sur le court, c’était trop. Au niveau physique et mental, c’était la décision la plus logique.»

Avez-vous une idée de ce dont vous souffrez ?

«Je ne crois pas que ce soit très grave. Je sais ce que j’ai, c’est toujours la même chose, une tendinite, mais c’est handicapant et ça m’empêche de jouer.»

Comment vivez-vous cet abandon ?

«Cette saison a été fantastique jusqu’à cet instant. Je n’ai perdu que quatre matches, dont deux sur abandon. Le côté négatif, c’est que c’était en quarts de finale (à l’Open d’Australie, contre Cilic, ndlr) et en demi-finale de Grand Chelem, à portée du titre. C’est frustrant. Pas de perdre, mais de ne pas être en mesure de se battre. Toute ma carrière, j’ai le sentiment d’avoir dû me battre contre ça. J’ai manqué beaucoup d’occasions. Mais j’ai aussi beaucoup gagné. C’est un moment difficile. Mais je vais continuer à travailler dur pour me procurer de nouvelles opportunités. A 32 ans, je suis encore très compétitif. Beaucoup de gens ici, moi y compris, n’aurait jamais pensé qu’à cet âge, je me battrais encore pour des titres, pour les premières places mondiales. Tout le monde a toujours dit qu’à cause de mon style de jeu, j’aurais une carrière courte. Mais je suis toujours là. Et je vais continuer à me battre et à travailler dur pour pouvoir rester au plus haut niveau.»

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