Accident mortel: Thierry Henry veut connaître l’identité du témoin oculaire

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Thierry Henry et son épouse en cour intermédiaire, ce vendredi 7 septembre. © Doreck Clair

Thierry Henry et son épouse en cour intermédiaire, ce vendredi 7 septembre. © Doreck Clair

Qui est la personne qui dit l’avoir vu au volant de sa voiture, le jour de l’accident mortel à Bois-Marchand, en avril 2016 ? C’est ce que veut savoir Thierry Henry. «La défense doit avoir l’occasion de tester la fiabilité de ce témoin», a souligné son homme de loi, Me Hervé Duval, en cour intermédiaire, ce vendredi 7 septembre. 

Thierry Henry fait l’objet de cinq accusations formelles dans le cadre de cet accident mortel. Nommément, homicide involontaire, conduite en état d’ivresse, refus de se soumettre à un alcotest, «failing to provide a specimen of blood/urine» et «obstructing police officer». 

Lors de la séance précédente, Me Duval avait demandé que le nom de ce témoin oculaire soit révélé. La poursuite y avait objecté, avançant qu’il s’agit d’une «privileged information». En cour, aujourd’hui, Me Hervé Duval Jr s’est appesanti sur le fait que cette information est cruciale pour la défense. 

«That information is crucial to us to show that the police had no reasonable ground to ask for a breath test. There is no case of failing to provide breath test or blood sample. No case for these failures or for involuntary homicide by imprudence.»

Il a décortiqué le terme «informer» qui, selon la loi, désigne la personne qui fournit une information à la police sur un acte criminel dans le but d’éventuelles poursuites. «Is prosecution suggesting that Henry was under surveillance prior to the accident or was it a matter of pure coincidence?» a lancé l’homme de loi. D’ajouter que cela sous-entend que l’«informer» a été témoin de l’accident mortel.

«That information is crucial to us to show that the police had no reasonable ground to ask for a breath test. There is no case of failing to provide breath test or blood sample. No case for these failures or for involuntary homicide by imprudence», a argué Me Hervé Duval. 

Pour l’homme de loi de Thierry Henry, il est clair que c’est l’intérêt public qui doit primer et que, dans le cas présent, la protection de l’identité de la source de la police n’est pas applicable. Il insiste que la défense doit avoir l’opportunité de contre-interroger le témoin. En cas de refus de la poursuite, affirme-t-il, cela équivaudrait à un «miscarriage of justice».

Un avis que ne partage pas l’avocate de la poursuite. La question de révéler l’identité de l’informateur de la poursuite ne se pose pas, fait-elle comprendre. «D’ailleurs, le mot ‘informer’ est mal placé ici.» Elle devait aussi faire remarquer que «Thierry Henry a, dans sa version des faits, concédé que c’était bel et bien lui qui conduisait la voiture et que c’est lorsqu’il est arrivé tout près du flyover de Bois-Marchand qu’il a remarqué la présence d’un piéton qui traversait la route. Donc, la question de qui conduisait le véhicule ne se pose pas».

Le magistrat Sacheen Boodhoo devra se prononcer sur cette affaire le 12 novembre. Il déterminera si le témoin oculaire devra être appelé à la barre.

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