Réforme électorale: le projet de loi prêt d’ici à fin octobre

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(Photo d’illustration) Des électeurs au centre de vote de l’école de Petit-Raffray, en décembre 2014.

(Photo d’illustration) Des électeurs au centre de vote de l’école de Petit-Raffray, en décembre 2014.

Le flou devrait persister tant au niveau du gouvernement que celui de l’opposition sur la réforme électorale. Il nous revient que les recommandations du comité ministériel devraient rester top secret.

Le bureau du Premier ministre ne serait pas favorable à rendre public ce rapport. Du moins, pas pour l’instant, indique-t-on. Et ce, malgré les appels des partis d’opposition.

Le document a enfin atterri sur la table du Conseil des ministres vendredi 31 août, après plusieurs semaines de retard. Le gouvernement avait, lors de la plainte constitutionnelle de Rezistans ek Alternativ, en mai dernier, demandé à la Cour suprême un délai supplémentaire. Car le Premier ministre, étant pris avec le Budget, n’avait pas eu le temps d’étudier le rapport du comité ministériel.

Il nous revient que le rapport du comité ministériel pencherait pour une Assemblée nationale de plus de 80 députés. Aussi, l’introduction d’une dose de proportionnelle et sept sièges additionnels pour remplacer le Best Loser System. Si l’on sait que le rapport a été débattu au Conseil des ministres vendredi, rien n’indique pour l’heure qu’il a été approuvé. Le Cabinet est resté évasif sur la marche à suivre en se contentant d’un commentaire laconique : «Cabinet has taken note of the recommendations made by the Ministerial Committee on Electoral Reform and is considering the proposals of the Ministerial Committee Report.»

Aucune indication officielle n’est donnée sur la marche à suivre ni sur le calendrier établi. Même si dans les milieux informés, l’on indique que les deux projets de loi, à savoir l’Electoral Reform Bill et le Financing of Political Bill, devraient être prêts d’ici à fin octobre. Si l’Electoral Reform Bill est toujours au stade d’étude et de recommandations, le Financing of Political Bill est, lui, en voie de finalisation par le Parquet.

En attendant, la classe politique est perplexe. Le leader mauve, Paul Bérenger, reste sceptique quant à la concrétisation d’une réforme électorale. «Même dans une forme remaniée, la réforme proposée par le gouvernement MSM n’est pas claire.»

Pas question de toucher au Best Loser System, avance, pour sa part, le PMSD. De son côté, le Mouvement patriotique réclame au plus vite la circulation du draft bill pour un débat national.

Même au niveau de la majorité, ils sont nombreux à ignorer le contenu du rapport. «Je ne suis pas en mesure de commenter vu que je ne suis pas au courant», devait préciser un député du MSM. D’ajouter qu’il espère que le Premier ministre fera part de ses sentiments sur les recommandations au plus vite.

Aucun détail supplémentaire sur le contenu ni sur l’échéance n’a transpiré lors de la conférence de presse gouvernementale du samedi 1er septembre. «Nous sommes dans la dernière ligne droite», s’est contenté de déclarer le ministre Soodesh Callichurn. Et de souligner que le gouvernement présentera avant les prochaines législatives, une réforme électorale «digne de ce nom».

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Maurice est bel et bien engagé pour réformer son système électoral, tout en introduisant la proportionelle. C’étaient les propos de SAJ en 2015. Trois ans plus tard, le gouvernement a soumis ses propositions. Elles devront être validées au Parlement par une majorité des trois-quarts.  Ce qui est loin d’être gagné car la quasi-totalité des partis d’opposition se sont déjà prononcés contre.

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