Réforme électorale: un Parlement avec 81 membres

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L’Hémicycle comprendrait 12 membres nommés selon un système proportionnel.

L’Hémicycle comprendrait 12 membres nommés selon un système proportionnel.

Le gouvernement peut-il obtenir le soutien des partis de l’opposition parlementaire afin que les prochaines élections générales se déroulent selon les dispositions d’une réforme électorale ? Pour l’heure, n’ayant pas pris connaissance des propositions gouvernementales, l’opposition demeure sceptique. Il se chuchote qu’on se dirigerait vers un Parlement à 81 députés si la réforme obtient une majorité de trois quarts de votes favorables. Cela, d’après l’ébauche rédigée par le comité interministériel qui se penche sur la réforme électorale.

Les 21 circonscriptions de la République, dont Rodrigues, devraient élire chacune trois députés. Au lieu de huit Best Losers, le nombre de députés correctifs sera ramené à six.

Système proportionnel

Douze membres seront nommés selon un système proportionnel. Toutefois, le taux de voix recueillies, sous ce système, n’a pas encore été défini. Il devrait se situer, selon nos informations, entre 7,5 et 12,5 %. Chaque parti devrait présenter au moins un tiers de candidates sur sa liste d’investitures.

Une source proche de ce dossier nous a indiqué que le taux de voix recueillies pour la proportionnelle devrait être débattu de concert avec les partis de l’opposition. Elle a confié que le Premier ministre rendra publiques toutes ces propositions, sans doute deux ou trois semaines avant la reprise du Parlement, en octobre.

Législation avant décembre

Selon notre interlocuteur, la législation pour cette réforme électorale serait présentée au Parlement avant décembre. D’autant que le gouvernement devrait satisfaire la demande du Comité des droits de l’homme des Nations unies, qui a donné gain de cause à Rezistans ek Alternativ en septembre 2012. Le parti de gauche conteste toujours en Cour suprême la déclaration de l’appartenance ethnique des candidats aux élections générales.

Ashok Subron, porte-parole de Rezistans ek Alternativ, parti de gauche qui conteste en Cour suprême la déclaration de l’appartenance ethnique des candidats aux élections générales.

Il ajoute que c’est aux partis de l’opposition de jouer le jeu s’ils souhaitent qu’il y ait une réforme avant les prochaines élections générales. «Le gouvernement montre sa volonté à légiférer et si l’opposition ne vote pas avec la majorité, chacun devrait assumer ses responsabilités vis-à-vis de l’histoire», fait ressortir notre source.

Interrogé dimanche, Ashok Subron, porte-parole de Rezistans ek Alternativ, a indiqué que son parti attend la Cour suprême pour fixer une date en vue d’entendre les arguments du gouvernement. «La dernière fois, le Premier ministre avait laissé entendre, par le biais d’un membre du Parquet, qu’il fallait lui donner encore un peu de temps avant d’annoncer sa décision. Nous attendons toujours», déclare Ashok Subron. Toutefois, comme les autres leaders des partis de l’opposition, ce dernier dit attendre les propositions du gouvernement sur la réforme électorale avant de se prononcer.

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