Bella Ciao de Warren Permal: «Zot dir mwa ki vilin mo pé fer…»

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Warren Permal dit réserver «des surprises» à ses fans.

Warren Permal dit réserver «des surprises» à ses fans.

Il n’a que 21 ans et s’est fait connaître du grand public l’année dernière avec son titre «Agatha», qui a été sacré disque de l’année en 2017. Il est revenu sur le devant de la scène, grâce aux réseaux sociaux notamment, avec son nouveau single Bella Ciao, revisité à la sauce mauricienne. Ce qui n’est pas au goût de tout le monde. Les critiques sont nombreuses, surtout venant d’autres artistes locaux.

Maître Gims, Steve Aoki, Jean Roch… Nombreux sont les artistes internationaux qui ont repris la chanson partisane, Bella Ciao (NdlR, Ô ma belle, au revoir), de nouveau en vogue grâce à la série La Casa de Papel. Annoncée comme le tube de l’été 2018, cette chanson n’était pourtant pas faite pour aider les gens à se déhancher en boîte. Bella ciao est un chant de révolte italien qui célèbre l’engagement dans le combat mené par les partisans, résistants pendant la Seconde Guerre mondiale opposés aux troupes allemandes…

À la base, souligne Warren Permal, il n’a pas voulu précisément faire une «version sega» de Bella Ciao. «C’est notre partenaire Vestirama and Co qui en a eu l’idée et par la suite nous avons décidé de faire le son, avec une touche mauricienne.» Un artiste, dit-il, doit savoir innover et faire en sorte qu’à chaque fois, les gens puissent apprécier les chansons, même les reprises, abordées avec une touche originale.

«Zanfan timid»

Une démarche que tout le monde n’a cependant pas appréciée, surtout des artistes locaux. «Zot finn dir mwa ki vilin mo pé fer ek ki ena bann erer dan sa santé-la.» Or, insiste Warren Permal, cette chanson, il l’a enregistrée dans un des plus prestigieux studios de l’île, voire de l’océan Indien, soit Sounds Studio, situé à la Pirogue, Flic-en-Flac. «Le studio est "à moitié français” et nous avons bénéficié de pas mal d’expertise française pour ce projet.»

Et puis qu’importe les critiques, le jeune homme ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. «Mo ti enn zanfan timid. Dan badinaz ki mo finn retrouv moi pé santé dan lekol enn zour ek mo kamarad pou fancy fair.» Pour ce qui est de la musique, c’est un autodidacte. Et pour Warren Permal, qui réserve «des surprises» à ses fans, Bella Ciao n’est pas une fausse note.

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