Affaire Sobrinho: ces questions restées sans réponses, l’ICAC «satisfaite»

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L’ordre de «report on departure» sur la personne d’Álvaro Sobrinho a été levé, hier, jeudi 30 août.

L’ordre de «report on departure» sur la personne d’Álvaro Sobrinho a été levé, hier, jeudi 30 août.

Il ne fait l’objet d’aucune charge. Le milliardaire angolais Álvaro Sobrinho a été autorisé à rentrer chez lui hier, jeudi 30 août. Le «report on departure» en vigueur depuis son arrivée au pays jeudi 23 août, a été levé. Un dénouement qui ne manque pas d’intriguer plus d’un, d’autant que l’ancien banquier controversé ne devrait pas retourner au quartier général de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) de sitôt.

Du côté de l’ICAC, on serait «satisfait» des réponses et preuves fournies par Álvaro Sobrinho, selon nos recoupements. L’Angolais aurait donné des preuves convaincaintes sur la provenance de ses fonds. Sur l’obtention de ses permis également, il nous revient qu’aucune maldonne n’a pu être établie par la commission anticorruption.

L’ICAC prévoit désormais d’autres développements, surtout suivant le passage de l’Angolais. D’ailleurs, interrogé lundi 27 août, Navin Beekharry, directeur de l’ICAC, a souligné que «l’enquête pourrait prendre des mois, voire des années». Pourtant, il y a encore un mois, la commission anticorruption disait être sur le point de boucler son enquête…

Au moment où l’homme d’affaires s’apprête à quitter le pays, plusieurs questions demeurent sans réponse. Qui sont ceux qui ont facilité les procédures pour l’obtention de ses permis ? Qu’en est-il des échanges de courriels en août 2015 entre la State House et la Financial Services Commission ?

Qui sont ceux qui ont exercé des pressions politiques pour que l’homme d’affaires angolais obtienne les permis pour l’acquisition des 12 villas à Balaclava ? Une situation qui d’ailleurs, avait provoqué la démission de René Leclezio, membre alors, du conseil d’administration du Board of Investment. Malgré les précisions fournies par René Leclezio et Ken Poonoosamy sur les coups de fil reçus des hautes sphères, un épais mystère entoure toujours l’identité de ce «membre du gouvernement».

Qui sont les bénéficiaires des berlines avec plaques d’immatriculation personnalisées ? Quel est le rôle joué par l’ancien secrétaire à la présidence, Dass Appadoo, qui avait pris un congé sans solde pour travailler en tant que directeur de Vango Property, société appartenant à Álvaro Sobrinho ?

Le Permanent Secretary qui a démissionné par la suite pour reprendre son poste dans la fonction publique n’a pas été inquiété non plus. Et qui est celui qui avait formulé les demandes auprès du bureau du Premier ministre afin que le milliardaire emprunte le salon VIP à l’aéroport ?

Les licences et compagnies de l’Angolais

Álvaro Sobrinho détient un Occupational Permit pour résider à Maurice. Il détient aussi plusieurs licences financières. Il faut savoir que ses investissements s’élèvent à environ Rs 100 millions (achat de deux terrains à Ébène pour un montant de Rs 43,5 millions et Rs 56 millions pour l’achat de villas à Royal Park, Balaclava). Álvaro Sobrinho n’aurait d’ailleurs pas abandonné le projet d’acquisition de 131 villas.

Services financiers

• Álvaro Sobrinho Africa Ltd: Investment Banking Licence (licence suspendue)

• AS African Asset Management Ltd: GBL 1, CIS Manager Licence et Investment Adviser Licence

• ASA Fund: GBL 1

• PASET Fund: GBL 1

Immobilier

• Vango Properties Ltd :

• Une villa achetée à Rs 56 millions

• Une demande d’achat pour 34 villas auprès du Board of Investment

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