Commission drogue: Teeluckdharry demande à la police d’enquêter

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Sanjeev Teeluckdharry, lors du point de presse suivant sa démission comme «Deputy Speaker».

Sanjeev Teeluckdharry, lors du point de presse suivant sa démission comme «Deputy Speaker».

Les critiques émises à son égard dans le rapport Lam Shang Leen lui sont restées en travers de la gorge. Le député Sanjeev Teeluckdharry a fait une déposition à 23 heures, mardi 28 août, au poste de police de Pope Hennessy contre l’exjuge Paul Lam Shang Leen. L’avocat accuse ce dernier de complot.

Sanjeev Teeluckdharry s’appuie notamment sur le fait que l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, n’a jamais été convoqué par la commission d’enquête sur la drogue, présidée par Paul Lam Shang Leen. Pourtant, l’un des «terms of reference» de la commission était d’enquêter sur le blanchiment d’argent.

Dans sa plainte, longue de 17 pages, Sanjeev Teeluckdharry rappelle que Navin Ramgoolam n’a jamais justifié la provenance des Rs 220 millions retrouvées dans son coffre-fort en février 2015. L’ancien Deputy Speaker note aussi que Paul Lam Shang Leen est son «concurrent direct» vu que l’ex-juge est employé chez LawSure Chambers.

«Ce cabinet est en compétition direct avec moi. Paul Lam Shang Leen avait donc toutes les raisons de nuire à ma réputation par le biais de cette commission», soutient l’avocat. «Je demande à la police d’enquêter. Il faut savoir quel était son agenda politique. Pourquoi a-t-il statué que mes explications envoyées par écrit après mon audition sont non pertinentes ?»

Autant de questions qui taraudent Sanjeev Teeluckdharry au point de demander à la police de scruter les relevés téléphoniques de l’ex-juge ainsi que ceux de Sam Lauthan et du Dr Ravind Kumar Domun, les deux assesseurs de la commission. «Il faut savoir s’il y a eu des communications avec Navin Ramgoolam ou Nandanee Soornack, voire d’autres proches du Parti travailliste», insiste Sanjeev Teeluckdharry.

L’ex-Deputy Speaker affirme qu’il a pris la décision de porter plainte d’un point de vue strictement légal et que l’avis du Premier ministre n’a pas été sollicité.

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Le rapport de la commission d’enquête sur la drogue a été rendu public vendredi 27 juillet. Et les répercussions sont nombreuses. Le barreau notamment y est mis à mal ; les noms de plusieurs avocats, dont Me Raouf Gulbul, sont cités, la commission Lam Shang Leen recommandant des enquêtes approfondies. Le gouvernement n’est pas non plus sorti indemne. Cités dans le rapport, la ministre Roubina Jadoo-Jaunbocus et le Deputy Speaker Sanjeev Teeluckdharry ont dû «step down». Diverses institutions sont également montrées du doigt.

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