Ébène: la présence indienne bel et bien visible

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La Cybertour d’Ébène s’appelle désormais Atal Bihari Vajpayee Tower, en hommage à l’ancien Premier ministre indien.

  La Cybertour d’Ébène s’appelle désormais Atal Bihari Vajpayee Tower, en hommage à l’ancien Premier ministre indien.  

Atal Bihari Vajpayee Tower. C’est ainsi que s’appelle désormais la Cyber Tower d’Ébène. L’annonce a été faite par Pravind Jugnauth il y a une dizaine de jours, lors de la 11e édition de la World Hindi Conference. L’ancien Premier ministre de l’Inde avait signé un accord de coopération en matière de technologies de l’information lors d’une visite à Maurice, en 2000.

Chand Bhadain: «On a tout chambardé à Ébène»

Il a été le responsable de Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) de 2003 à 2007. Chand Bhadain est l’une des principales figures à avoir travaillé à la conception, puis la gestion, de la première cybertour, inaugurée en 2005. Treize ans plus tard, il convient que «sans l’aide de l’Inde, Maurice n’aurait pas pu réaliser ce projet. L’Inde a été très généreuse avec Maurice». En mai 2001, l’Inde a accordé à Maurice une ligne de crédit de 100 millions de dollars américains pour la construction de la cybertour et la promotion de l’enseignement des technologies de l’information (IT).

Chand Bhadain insiste qu’au départ, les lieux avaient été conçus «pour un nombre déterminé de bâtiments et d’employés». Ce complexe n’était prévu que pour les entreprises dans le secteur IT. «En d’autres mots, les centres d’appels et les sociétés d’externalisation, mais pas les ministères.» Chand Bhadain souligne qu’à l’origine, «le bâtiment le plus haut devait être la première cybertour». La seconde cybertour devait, elle, être un centre administratif.

On se souvient que Chand Bhadain avait quitté son poste en 2007, alors que le ministre des Technologies de l’information de de la communication (TIC) de l’époque était Étienne Sinatambou. «Après, on a tout chambardé», affirme Chand Bhadain. «Appelez cela une libéralisation si vous voulez. Selon le plan initial, les restaurants et les autres opérateurs en dehors du secteur TIC n’avaient pas de raison d’être. On ne voulait pas non plus voir les marchands de briani et de dhollpuri. La cybertour avait un restaurant et on avait des conditions pour des prix abordables.»

Quant aux embouteillages et au manque d’espace de parking, Chand Bhadain rappelle qu’un terrain de trois arpents avait été identifié pour abriter un traffic centre. «Les autobus devaient y déposer les employés. Ensuite, un système de navettes devait les emmener vers leur entreprise. Tout a été dilapidé

Larsen & Toubro, incontournable bâtisseur

Ce sont deux constructeurs indiens qui ont fait sortir de terre la cybertour : Larsen & Toubro et Shapoorji Pallonji (groupe dont fait partie Afcons). Larsen & Toubro est actuellement engagée sur le chantier du Metro Express. Ces deux sociétés indiennes ont également construit le centre Swami Vivekananda, à Pailles. Le budget de construction du centre de conférences venait de la même ligne de crédit de 100 millions de dollars accordée par l’Inde pour réaliser la cybercité.

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