Homosexualité: malmené par ses camarades de classe, un garçon de 9 ans se tue

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(Photo d’illustration) L’enfant avait révélé son homosexualité à ses camarades de classe

(Photo d’illustration) L’enfant avait révélé son homosexualité à ses camarades de classe

Il avait seulement 9 ans... Jeudi 23 août, l’Americain Jamel Myles s’est donné la mort à son domicile à Denver. Pendant les 4 jours précédant son suicide, le petit avait subi des brimades de ses camarades de classe, qui lui avaient dit d’«aller se tuer», après qu’il leur avait révélé son homosexualité

Sa mère, Leia Pierce, confie que c’est pendant les vacances scolaires qu’il lui avait avoué qu’il était gay. «Jamel avait l’air effrayé», raconte la mère de famille. Elle affirme lui avoir dit que peu importe son orientation sexuelle, elle l’aimerait toujours. La jeune femme se dit effondrée devant la détresse qui a poussé son fils à commettre l’irréparable. «Il a pensé que c’était sa seule option. Cela me bouleverse.»

Un drame qui vient relancer le débat sur l’acceptation de l’homosexualité et les droits des membres de la communauté LGBT. Un drame qui jette la lumière sur la détresse des jeunes homosexuels. D’autant que, «le risque de suicide est plus élevé que la moyenne chez les jeunes LGBT», souligne Clémence Zamora-Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT, ONG française. Selon les études, les personnes homosexuelles présentent, en effet, deux à sept fois plus de risque de commettre une tentative de suicide que les hétérosexuels.

Un drame, surtout, qui intervient quelques jours avant que le pape François n’évoque le recours à la pyschiatrie pour les enfants qui afficheraient des tendances homosexuelles. Propos depuis «rectifiés» par le Vatican.

À un journaliste qui l’interrogeait dans l’avion que le ramenait d’Irlande à Rome, le souverain pontife avait déclaré : «Qu’est-ce que je dirais à un papa qui verrait que son fils ou sa fille a cette tendance ? Je lui dirais premièrement de prier, ne pas condamner, de dialoguer, de comprendre, de donner une place au fils ou à la fille, de donner une place pour qu’il s’exprime. Et je regarderais à quel âge se manifeste cette inquiétude de son fils. C’est important. Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a alors beaucoup de choses à faire par la psychiatrie pour voir comment les choses se présentent.»  Car pour le pape François, c’est différent «quand cela se manifeste après 20 ans».

Devant le tollé qu’ont suscité de tels propos, le Vatican a enlevé le mot «psychiatrie» de sa déclaration. Indiquant que le Pape François ne voulait pas parler de l’homosexualité comme d’«une maladie psychiatrique». Mais plutôt qu’«il fallait peut-être voir comment sont les choses au niveau psychologique».

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