Enquête de l’ICAC: Álvaro Sobrinho de nouveau face aux enquêteurs

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Álvaro Sobrinho n’est pas tiré d’affaire. Il s’est, de nouveau, rendu dans les locaux de la commission anti-corruption pour poursuivre son interrogatoire under warning ce lundi 27 août. L’homme d’affaires devrait être entendu encore au moins trois jours par les limiers de l’Independent Commission against Corruption (ICAC). Ces derniers comptent travailler d’arrache-pied pour tirer cette affaire au clair pendant que l’Angolais est sur le territoire mauricien.

D’ailleurs, les limiers de la commission anti-corruption ont réclamé un report on departure contre lui après son interrogatoire vendredi. En effet, un dispositif de l’ICAC était présent vendredi et samedi à l’aéroport sir Seewoosagur Ramgoolam. Car Álvaro Sobrinho avait prévu de quitter le pays ce week-end à bord d’un jet privé. Cependant, l’Angolais ne s’est pas présenté à l’aéroport ni vendredi ni dimanche soir.

Le déploiement des officiers pendant le week-end témoigne de la volonté de l’ICAC de boucler cette affaire une fois pour toutes. L’Angolais pourrait se voir confronté à l’article 14 de la Prevention of Corruption Act (PoCA), à l’issue de son interrogatoire.

Cet article, Treating of Public Official, stipule que tout contrevenant est passible de pas plus de dix ans de prison. «Any person who, while having dealings with a public body, offers a gratification to a public official who is a member, director or employee of that public body shall commit an offence and shall, on conviction, be liable to penal servitude for a term not exceeding 10 years.»

Connexions politiques

Beaucoup d’allégations de corruption ont été faites contre l’homme d’affaires angolais. Dans la presse mauricienne, depuis février 2017, les connexions politiques d’Álvaro Sobrinho ont été pointées du doigt. Celui qui n’est pas inconnu de la justice portugaise et suisse a passé haut la main les exercices de due diligence de la Financial Services Commission.

Des échanges entre l’ancienne présidente de la République et Akilesh Deerpalsing, conseiller du ministère des Services financiers, avaient d’ailleurs fuité dans les médias au sujet des licences de Global Business de l’Álvaro Sobrinho Africa Ltd. L’Angolais a aussi reçu plusieurs faveurs à l’aéroport, ayant accès au VIP Lounge à la demande de la State House.

Ses liens avec l’ex-secrétaire à la présidence, Dass Appadu, ont, en outre, été mis en exergue dans la presse. Ce dernier avait même été jusqu’à quitter temporairement la fonction publique pour travailler pour l’homme d’affaires. Ce n’est, cependant, que lorsque le Premier ministre a fait suivre une lettre à l’ICAC, en avril, que l’enquête a débuté.

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Un nouveau scandale défraie la chronique depuis le mercredi 28 février à Maurice. Cette fois-ci cela concerne ni plus ni moins la garante de notre Constitution, son excellence Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République. Elle a dépensé plusieurs centaines de milliers de roupies pour des achats personnels, entre autres, sur une carte de crédit Platinum offerte par la Planet Earth Institute, la fondation d’Álvaro Sobrinho, homme d’affaires angolais hautement controversé. Retrouvez tous les articles concernant cette affaire dans notre dossier spécial : Platinum Card. Une enquête exclusive de l’express.

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