Bérenger sur Álvaro Sobrinho: «Kifer li’nn vinn Moris?»

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L’interrogatoire d’Álvaro Sobrinho s’est poursuivi hier, samedi 25 août, à l’ICAC. Jusqu’ici, il cumulé quelque 12 heures d’interrogatoire «under warning».

L’interrogatoire d’Álvaro Sobrinho s’est poursuivi hier, samedi 25 août, à l’ICAC. Jusqu’ici, il cumulé quelque 12 heures d’interrogatoire «under warning».

Il a peut-être été «installé». Toujours est-il que Paul Bérenger veut savoir pourquoi l’homme d’affaires Álvaro Sobrinho est venu à Maurice. «Kifer li’nn vinn Moris?» s’est-il demandé hier, samedi 25 août, lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

Du reste, le leader du MMM a réitéré le fait qu’il n’a aucune confiance en l’Independent Commission against Corruption (ICAC). «Nous verrons bien ce qu’il adviendra d’Álvaro Sobrinho…»

L’homme d’affaires angolais avait, lui, à hier, cumulé quelque 12 heures d’interrogatoire «under warning» à l’ICAC. Et cet exercice reprendra demain, lundi 27 août, à partir de 9 h 30.

 
 

Liens politiques

Son audition d’hier était notamment axée sur son arrivée à Maurice, ses acquisitions, ses liens politiques ainsi que sur les circonstances ayant conduit à l’obtention de différents permis et l’implantation de Planet Earth Institute, entre autres. Álvaro Sobrinho et son homme de loi, Me Moorari Gujadhur, auraient fait preuve de bonne foi et coopéré avec les enquêteurs.

D’autres volets doivent encore être abordés. Raison pour laquelle les limiers de la commission anticorruption lui ont demandé de repousser son départ, prévu pour hier soir initialement. Ils ont d’ailleurs réclamé un «report on departure» contre l’Angolais. 

Álvaro Sobrinho n’a, en effet, pas obtenu le feu vert pour quitter le pays et devra ainsi rester pour «deux ou trois jours» de plus. Il est arrivé à Maurice en toute discrétion dans la soirée du jeudi 23 août et a été interpellé à sa résidence de Royal Park Balaclava, tôt le lendemain. Ses bureaux, à Ébène, ont fait l’objet de perquisitions avant son premier jour d’audition.

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Un nouveau scandale défraie la chronique depuis le mercredi 28 février à Maurice. Cette fois-ci cela concerne ni plus ni moins la garante de notre Constitution, son excellence Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République. Elle a dépensé plusieurs centaines de milliers de roupies pour des achats personnels, entre autres, sur une carte de crédit Platinum offerte par la Planet Earth Institute, la fondation d’Álvaro Sobrinho, homme d’affaires angolais hautement controversé. Retrouvez tous les articles concernant cette affaire dans notre dossier spécial : Platinum Card. Une enquête exclusive de l’express.

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