Michel Hotentote: entre ses mains, la pierre ne reste pas de marbre

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Entre les mains habiles de Michel Hotentote, les pierres connaissent une nouvelle vie.

Entre les mains habiles de Michel Hotentote, les pierres connaissent une nouvelle vie.

La pierre n’a pas de secret, ou presque, pour lui. Plus de trente ans déjà qu’il la taille et la sculpte, armé de patience et de perseverance. Lui, c’est Michel Hotentote. La réputation de cet habitant de Bambous, qui a acquis la finesse au bout des doigt, n’est plus à faire.

D’ailleurs, pas plus tard qu’il y a deux semaines, lors de l’inauguration du complexe polyvalent de Bambous, les mortiers qu’il a créés ont attiré l’attention de Fazila Jeewa-Daureeawoo. La vice-Première ministre et ministre des Collectivité locales avait inauguré le centre.

Cette passion pour la pierre, c’est au fil des années que Michel Hotentote, qui est retraité depuis peu, l’a acquise. Auparavant, il travaillait dans le secteur de la construction avec son père. «C’était à l’époque où l’on construisant des canaux d’irrigation en pierre dans les champs de canne.»

«Cela fait plaisir quand les gens cherchent des sculptures spécifiques. Mais il faut être patient car faire une roche devenir un objet prend du temps. Parfois, c’est plusieurs mois de travail acharné.»

Et puis, un jour, raconte Michel Hotentote, son père reçoit une invitation pour apprendre à sculpter la pierre. «Comme mon père n’était pas très intéressé, il m’y a délégué à sa place. C’est là que j’ai été pour la première fois initié à la sculpture.»

Le premier essai de Michel Hotentote : une boule. Il l’a conservée parmi les sculptures qu’il a chez lui. Au début, révèle-t-il, il avait du mal à tailler et sculpter la pierre. Tant et si bien qu’il n’a pas pris la sculpture très au sérieux dans un premier temps, lui préférant le sport qu’il a longtemps pratiqué comme loisir.

«Au début, c’était le sport qui m’attirait le plus, même si je me suis découvert par la suite une passion pour la sculpture.» Et petit à petit, ajoute Michel Hotentote, «celle-ci a fini par prendre le pas sur mes loisirs». Cela dit, il précise qu’il continue à faire un peu de sport. «Je pratique les arts martiaux, de même que la course.»

Aujourd’hui, tailler et sculpter la pierre est devenu un acte quasi naturel pour ce père d’un adolescent. Il a su identifier les meilleures pierres pour la taille et comment les utiliser. «C’est préférable d’avoir des pierres qui viennent du Nord du pays car elles sont moins poreuses.»

Au fil des années et avec l’expérience, il s’est très fait un nom dans le domaine. Si bien qu’en 2001, puis en 2003, il a été invité à participer à un symposium sur l’art en Suisse. «J’ai été choisi à trois reprises pour me rendre à l’étranger mais je n’ai pu me déplacer que deux fois. Ces deux expériences ont été très gratifiantes. J’ai vu comment d’autres sculpteurs travaillaient la pierre et avec quels outils. Je me suis même permis d’en acheter certains avant de rentrer», confie Michel Hotentote. à qui, il y a quelques mois, deux filles ont demandé des cours de sculpture. Requête qu’il a acceptée.

Ce sont surtout ses mortiers et moulins à grains qui attirent l’attention d’éventuels acheteurs. «Cela fait plaisir quand les gens cherchent des sculptures spécifiques. Mais il faut être patient car faire une roche devenir un objet prend du temps. Parfois, c’est plusieurs mois de travail acharné», dit Michel Hotentote

Retraité ou pas, Michel Hotentote ne compte pas s’arrêter de tailler de la pierre de sitôt.

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