Europa League: Bordeaux, direction La Gantoise en attendant Henry

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L'entraîneur par intérim de Bordeaux Eric Bédouet (g) et le joueur François Kamano en conférence de presse le 22 août 2018 à Gand (Belgique).

L'entraîneur par intérim de Bordeaux Eric Bédouet (g) et le joueur François Kamano en conférence de presse le 22 août 2018 à Gand (Belgique).

Bordeaux joue une partie de son avenir européen ce jeudi (20h45) en Belgique sur le terrain de La Gantoise en barrages aller de l’Europa League, et drague depuis cinq jours Thierry Henry pour redorer son blason terni par l’affaire Gustavo Poyet.

Les chances de voir débarquer l’ancien crack des Gunners à la tête des Girondins sont montées en flèche ces dernières heures. Selon RMC Sport, le recordman des buts en équipe de France aurait même dit oui aux Girondins.

Mais vous ne trouverez aucun dirigeant pour confirmer l’information en raison de la procédure de licenciement enclenchée vendredi dernier contre Poyet, dans les faits toujours en poste, suite à «ses propos dépassant les bornes» contre sa direction. Un processus qui prendra fin vendredi.

Mais derrière, tout pourrait s’accélérer pour Titi en quête à 41 ans d’une première expérience de coach principal, lui qui a fait ses premières armes en Belgique comme adjoint en charge des attaquants des Diables Rouges et que la Fédération belge ne désespère pas de convaincre de passer premier adjoint du sélectionneur Roberto Martinez.

Dernièrement, l’entourage de l’idole d’Highbury s’est renseigné sur les us et coutumes girondins, le contexte bordelais mais aussi sur les arguments sportifs et financiers que doivent apporter les futurs repreneurs américains de GACP, appelés à valider in fine sa candidature.

- Supporters inquiets -

Henry est sorti du chapeau dès vendredi dernier et l’annonce de la mise à pied de Poyet, et son profil a fait l’unanimité par rapport aux autres techniciens plus expérimentés dont le nom a circulé comme Laurent Blanc, Jürgen Klinsmann, Claudio Ranieri, Jocelyn Gourvennec ou encore Rémi Garde. Celui d’Arsène Wenger a également été soufflé mais davantage pour un rôle de directeur sportif qui manque tant au club aquitain.

Quel qu’il soit, le futur entraîneur bordelais aura du pain sur la planche. En L1, les hommes de Benoît Costil ont manqué leur départ (18e) et la crise s’est bien invitée : le désamour est palpable avec les supporters de plus en plus inquiets de la tournure de la passation de pouvoir à venir; les entrainements sont à huis-clos jusqu’à nouvel ordre et l’affaire pourrait s’avérer piégeuse en Europa League avec ce déplacement à Gand qui avait fait souffrir Lyon il y a trois ans en Ligue des Champions.

Sous la férule de l’intérimaire Éric Bedouet, ils y passeront un vrai test de solidité (le Brésilien Pablo fait son retour dans l’axe), tenteront de gommer leur déchet technique coupable à Toulouse (défaite 2-1) et miseront sur leur nouvel ailier nigérian Samuel Kalu, transfuge du club belge, qui voudra briller face à ses anciennes couleurs.

Interrogé sur la rumeur Henry lors de la conférence de presse d’avant match, mercredi à Gand, le technicien par intérim a déclaré ne pas être tenu informé des négociations: «On n’a rien, vraiment rien du tout. On est là pour jouer un match. Ce qui se passe en coulisses, on n’est pas au courant, sincèrement».

Eric Bedouet, qui a concédé que certains joueurs étaient «perturbés» par la situation, a expliqué par ailleurs qu’il devait «tenir compte du match de dimanche» en L1 contre Monaco et qu’il effectuera donc des «rotations» jeudi lors du duel face à La Gantoise, qualifiée de «très belle équipe» qui «a des qualités dans chaque zone».

- Bloqué pour l’avant-centre -

Pour ce barrage aller, Bordeaux avait rêvé de se présenter avec un nouvel avant-centre suite au départ médiatisé de Gaëtan Laborde à Montpellier, qui avait provoqué la colère de Poyet.

Peine perdue. A force de tâtonner, le dossier du Brésilien Pedro, l’actuel meilleur buteur de son championnat avec Fluminense, ciblé depuis plus de deux mois, n’a toujours pas abouti.

Avec une première offre en juillet de 8,5 M d’euros, les dirigeants girondins ont cru attirer cet oiseau rare (21 ans, 1,85 m), appelé pour la première fois par son sélectionneur Tite pour les matches amicaux de septembre, et ayant peu d’équivalent, à leurs yeux, sur le marché européen.

Sa deuxième offre officielle a tardé, volontairement ou pas, déclenchant la furie de Poyet. Plus conséquente - les médias évoquent une somme entre 15 et 17 millions d’euros - elle a été formulée voici trois jours mais également repoussée par le club carioca qu’on sait pourtant exsangue financièrement.

A neuf jours de la fin du mercato, finaliser «cet attaquant axial très costaud, capable de jouer en pivot et en point de fixation» dixit le président Stéphane Martin, qui leur manque tant, ne serait-il pas un atout pour finaliser un contrat de mariage avec Henry ?

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