Force policière: SMF et bodyguard du leader rouge à la fois

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Bilal Ramkissoon (à dr.) en compagnie de Navin Ramgoolam lors du congrès du PTr, le dimanche 19 août.

Bilal Ramkissoon (à dr.) en compagnie de Navin Ramgoolam lors du congrès du PTr, le dimanche 19 août.

Impossible pour un fonctionnaire d’occuper deux emplois. Et pourtant, Bilal Ramkissoon est membre de la SMF et garde du corps du leader rouge.

Un fonctionnaire ne peut exercer un second emploi. C’est ce que dit le Human Resource Management Manual à l’intention des Public Officials. Pourtant, Bilal Ramkissoon, membre de la Special Mobile Force (SMF), fait partie de la garde rapprochée privée du leader du Parti travailliste (PTr), Navin Ramgoolam. Au sein de la police, l’on soutient que le commissaire de police est au courant de cet état de fait. Mais aucune sanction n’a été prise jusqu’ici…

Bilal Ramkissoon, habitant Vallée-Pitot, a été aperçu à plusieurs reprises en compagnie de l’ancien Premier ministre lors de ses sorties. La dernière sortie date du congrès du PTr, organisé le dimanche 19 août. L’on aperçoit l’habitant de Vallée-Pitot, aidé de cinq autres gardes du corps, affairé à frayer un passage pour le leader rouge. Or, un membre de la fonction publique n’a pas le droit d’exercer un second emploi. Sauf si la permission a été accordée par le ministère de la Fonction publique.

«An officer may, subject to the approval of his Supervising Officer, be exceptionally authorised to undertake private work, where the work – (a) is performed outside official working hours; and (b) has no adverse effect on his official position or duties», souligne le Human Resource Management Manual. Pourtant, selon nos renseignements, le membre de la SMF Bilal Ramkissoon n’aurait pas reçu cette permission.

Qu’en est-il s’il n’est pas rémunéré pour cette activité ? Dans ce cas aussi, Bilal Ramkissoon ne peut être présent lors d’un rassemblement politique. «An officer shall not hold office in any political organisation or take any active or prominent part in any political organisation», est-il indiqué dans le Human Resource Management Manual.

Cette situation n’est pas inconnue de la force policière. En effet, une source explique que le commissaire de police, Mario Nobin, a été mis au courant de la situation. Mais que jusqu’ici, aucune sanction n’a été prise contre Bilal Ramkissoon. Une situation qui, d’ailleurs, ne manque pas de faire des mécontents aux Casernes centrales.

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