Il y a 35 ans : Emergence du MSM, le MMM éclipsé

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 Le discours d’Harish Boodhoo, lors de son message télévisé à la nation le soir du  22 août 1983, avait indisposé de nombreux Mauriciens.

 Le discours d’Harish Boodhoo, lors de son message télévisé à la nation le soir du  22 août 1983, avait indisposé de nombreux Mauriciens.  

Le  22 août 1983 a lieu le dépouillement des bulletins de vote du scrutin qui a eu lieu la veille.  En effet, en mars 1983 survient la cassure du gouvernement Mouvement-Militant Mauricien-Parti Socialiste Militant (MMM-PSM). Le premier ministre, Anerood Jugnauth, demande la dissolution de l’Assemblée législative. Les élections générales anticipées sont organisées le 21 aout 1983.

Toutefois, avant cela, Anerood Jugnauth  d’autres députés mauves sont exclus du MMM. Ils fondent un nouveau parti : le MSM. Cette formation absorbera le PSM d’Harish Boodhoo et contractera, avec le Parti Travailliste et le Parti Mauricien Social Democrate, une alliance qui sera connue comme l’Alliance Bleu-Blanc-Rouge.

Le pays connaît une campagne électorale décrite, par les observateurs, comme la plus dure de l’histoire politique du pays. Quand les résultats sont  proclamés, c’est une victoire sans appel pour l’Alliance Bleu-Blanc-Rouge. Elle enlève 41 des 60 sièges à pourvoir à Maurice. Le MMM n’en obtient que 19. Autres faits marquants : Paul Bérenger, le secrétaire général et figure de proue du MMM est battu à Belle-Rose-Quatre-Bornes, comme tous les candidats de ce parti dans les circonscriptions rurales.

Dans la soirée du 22 août, Anerood Jugnauth, Sir Gaëtan Duval, Kader Bhayat, Harish Boodhoo et Sir  Ramgoolam,  les dirigeants de l’Alliance  Bleu-Blanc-Rouge, interviennent à la télévision.

Le premier ministre met au défi Paul Bérenger de refuser d’entrer au parlement comme député correctif. Il promet aussi de proposer que Sir Seewoosagur Ramgoolam soit nommé Gouverneur général avant de devenir le premier président de la République. Mais Bérenger acceptera d’être nommé Best Loser et Sir Seewoosagur Ramgoolam ne sera pas président de la République.

Harish Boodhoo se fait remarquer, ce soir là, par un discours partisan. Il annonce qu’il n’accepte aucun poste ministériel. Il se concentra sur le travail de terrain, dit-il, pour ‘’ protège montagne ‘’ et ‘’ arrache mauvaises herbes’’.  De nombreux Mauriciens ont reproché à l’ancien leader du PSM, son langage partisan au soir de la victoire.

Les élections générales de 1983 marquent l’émergence du MSM naissant et la disparition du MMM en régions rurales.

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