Goodlands: des amas de métal en bordure de route exaspèrent les habitants

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 Ce «simitier féray» pose de nombreux inconvénients aux habitants. Des lettres ont été déposées au conseil de district de Rivière-du-Rempart sans succès.

 Ce «simitier féray» pose de nombreux inconvénients aux habitants. Des lettres ont été déposées au conseil de district de Rivière-du-Rempart sans succès. 

Cela fait plusieurs mois que cette situation perdure à Morcellement New Goodlands. Les habitants disent avoir frappé à plusieurs reprises à la porte du conseil de district de Rivièredu-Rempart. En vain.

Des tonnes et des tonnes de métaux rouillés et usés, bons à jeter. Voilà ce que vous pourrez voir en vous rendant à morcellement New Goodlands, à proximité de la Mediclinic de la région. Depuis peu, selon les dires des habitants, l’ex-président du village, Goy Damri, qui est actuellement conseiller du village, a reconverti un terrain en «simitier vié feray». Plusieurs lettres en ce sens ont été envoyées au président du conseil de district de Rivière-du-Rempart, Soobiraj Ellayah.

Les habitants déplorent que le quartier perde de sa valeur à cause du chantier insalubre. Ils expliquent que plusieurs personnes «louches» viennent travailler sur ce chantier d’amas de métal.Ahmad Emamdee, un des habitants de la région, explique qu’il a rencontré Soobiraj Ellayah pour lui faire part de la situation. Sans succès. «En fait, le propriétaire collecte les vieux métaux qu’il revend par la suite à Samlo. Bé li anploaye bann dimune peu rekomandab pou travay la. Ou bizin nek gété ki kalité dimune ki alé vini isi», explique Amad Emamdee.

Les villageois estiment qu’ils ne sont pas en sécurité ni à l’abri des voleurs. «Pas plus tard que la semaine dernière, la police a pris en flagrant délit une personne sur ce terrain tard le soir», soutient Ahmad Emamdee. D’ajouter que «demain des vols pourraient se produire chez les autres habitants. Il faut que cela cesse. Nous devons nous sentir en sécurité chez nous». Les habitants se demandent aussi si le gérant de ce chantier a un permis pour s’adonner à ces activités. «Zot soudé, zot fer tou kalité tapaz eski zot ena permi pou sa ?» Qui plus est, il y a souvent de gros camions qui y viennent pour embarquer et débarquer les métaux. «Pa kapav sirkilé. Éna mem enn fwa kot zot kit zot container lor simé zot alé», fulmine Ahmad Emamdee.

Sollicité pour une réaction, Goy Damri affirme qu’il utilise ce terrain temporairement pour son business mais qu’il changera d’endroit en décembre. «Mo pou tir tou bann metal lor simé la. Et mo bizin dir ko mo éna enn lisense pou scrap metals.»

Pour sa part le président du conseil de village, Soobiraj Ellayah, explique qu’il est au courant de ce problème. «Si li péna papier pou opéré, nou pou servi li enn notice.»

La police de l’environnement a aussi été alertée. Elle a donné l’assurance qu’une visite des lieux aura lieu bientôt.

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