Alain Wong: «Tout le monde donne des ordres, des idées et des conseils, mais très peu mettent la main à la pâte»

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Alain Wong lors de la visite de la Province de Guizhou

Alain Wong lors de la visite de la Province de Guizhou 

La semaine dernière, Alain Wong, ministre de l’Intégration sociale, était en Chine pour participer à la Conférence pour le développement et la lutte contre la pauvreté du Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC). Le ministre a profité de son séjour pour visiter la province de Guizhou, exemple par excellence du gouvernement chinois en matière de lutte contre la pauvreté.

«La volonté collective du gouvernement chinois à combattre la pauvreté est frappante. Tout est très bien organisé, et cela fonctionne. Par exemple, dans chaque ministère, il y a un département qui s’occupe de la réduction de la pauvreté», a expliqué Alain Wong lors de cette visite. Mais à Maurice, la situation est différente.

L'échéance de 2020

«Tout le monde donne des ordres, des idées et des conseils, mais très peu mettent la main à la pâte», déplore Alain Wong. L’objectif du gouvernement chinois est de venir à bout de ce fléau d’ici 2020. Pour cela, c’est vers l’agriculture que les autorités se sont tournées.

La province de Guizhou est située dans le sud-ouest du pays. Dans cette contrée loin des grandes villes, pas de gratte-ciel en vue. C’est la nature qui prime, et c’est là-dessus que le gouvernement a décidé de miser pour sortir les habitants de la pauvreté.

Des fermes

Dans le district de Dafang, les fermes s’étendent à perte de vue. Le gouvernement a investi 13 millions de yuans, soit un peu plus de Rs 65 millions, pour venir en aide aux habitants. Les cheptels comptent 885 bovins, dont 500 ont été importés d’Australie.

«Auparavant, l’agriculture se limitait à la culture de maïs. Aujourd’hui, avec le développement, des emplois pour les habitants ont été crées», explique un représentant des autorités locales. Les revenus tournent aujourd’hui autour de 36 000 yuans, soit Rs 183 000 par habitant par an.

Des serres

Plus loin, dans le village de Hengda, 42 familles ont été relogées dans des maisons construites par l’Etat. Les autorités ont investi Rs 50 millions (10 millions de yuans) pour ce projet.

Mais ces habitants n’ont pas été abandonnés par la suite. Des serres ont été installées pour eux. Aujourd’hui, leurs revenus tournent autour de 20 000 yuans (Rs 100 000) par an.

Le tourisme écologique

Shexiang est aussi une ville qui a été totalement transformée. Le gouvernement chinois a investi 710 millions de yuans (Rs 3,5 milliards) pour la construction de logements. A terme, 12 000 personnes seront concernées. Ici, c’est le tourisme écologique qui va assurer des revenus stables pour les habitants.

Est-ce que ce modèle pourrait marcher à Maurice? Le ministre de l’Intégration sociale affirme que oui. «Il faut s’occuper de l’éducation des enfants avant tout», a-t-il fait savoir.

Laetitia Melidor

(De Beijing, Chine)

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