Cour suprême: un «massage» les conduit en prison pendant un an

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(Photo d'illustration) Les deux soeurs avaient été emmenées dans un salon de massage privé à Grand-Baie.

(Photo d'illustration) Les deux soeurs avaient été emmenées dans un salon de massage privé à Grand-Baie.

«Prédateurs sexuels» et «sadiques». C'est ainsi que, dans leurs dépositions à la police, deux sœurs françaises ont qualifié les accusés D. Bissessur et K. A. Joomun. Ces deux derniers, gérant d'un salon de massage et tour-opérateur respectivement, leur ont fait subir des attouchements sexuels alors qu’ils leur faisaient un massage. Résultat : ils devront passer un an en prison.

Reconnus coupables d'attentat à la pudeur par la cour intermédiaire, les accusés avaient interjeté appel. Dans un jugement rendu jeudi 16 août, le Senior Puisne Judge p.i. Asraf Caunhye et la juge Gaytree Jugessur-Manna ont maintenu le verdict de culpabilité prononcé contre eux.

Les deux sœurs françaises sont venues à Maurice en septembre 2009 mais leurs vacances ont viré au cauchemar. Dans leurs dépositions à la police, elles racontent avoir passé un véritable calvaire entre les mains des deux accusés.

Le 11 septembre 2009, elles ont fait une sortie en mer à bord d’un catamaran et ont visité plusieurs îles dans le nord du pays. Joomun, le tour-opérateur, leur a offert un massage gratuit. Elles ont regagné leur bungalow à Grand-Baie et sont allées rencontrer Joomun vers 17 h 30. Il les a emmenées dans un salon de massage privé à Grand-Baie où elles ont été accueillies par le gérant Bissessur.

Les deux accusés ont demandé aux deux sœurs de se déshabiller et de s'allonger sur le canapé. À ce moment, elles se trouvaient dans deux différentes chambres. Bissessur s'est présenté comme un médecin-naturopathe et Joomun comme son assistant.

Les deux sœurs ont révélé aux enquêteurs qu'elles ont été victimes d’attouchements sexuels et que les hommes leur ont même touché le sexe. Elles disent avoir été pétrifiées et terrorisées. Les Françaises ont raconté en détail à la police ce qu'elles ont enduré entre les mains de ces deux «prédateurs sexuels». Elles étaient effrayées à l’idée d'être violées par ces deux individus.

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